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Politique | Présentation du Manifeste
Le PP veut être "le vrai parti du citoyen"
Christian Laporte
Mis en ligne le 27/11/2009
L’on connaissait déjà les figures des deux coprésidents, mais le Parti Populaire/Personen Partij, ce sont aussi deux autres visages : celui de Chemsi Cheref-Khan, un musulman laïque d’origine turque que l’on a retrouvé à la pointe de nombre de combats récents pour un islam laïque et pour la neutralité de l’Etat, et aussi celui de Nathalie Noiret, une jeune juriste, fonctionnaire à la Communauté française.
Les très nombreux journalistes venus jeudi matin à Uccle à côté de nombre de sympathisants mais aussi de curieux ont eu l’occasion de les découvrir sous toutes les coutures, car le duo présidentiel avait pris quelque retard. Mais une fois que la machine était enclenchée, l’on n’a plus pu arrêter les coprésidents.
Tour à tour, Mischaël Modrikanem et Rudy Aernoudt ont galvanisé leurs supporters en présentant le manifeste d’un parti qu’il serait difficile de ne pas classer à droite de l’éventail politique. A savoir "un vrai parti des gens et du citoyen" qui veut "combattre les excès des partis classiques qui ne regardent que leurs propres intérêts". Et de s’en prendre tout particulièrement "à un PS omnipotent qui sclérose la partie francophone du pays".
Le Parti populaire, selon ses fondateurs entend mettre en avant les valeurs de "solidarité, de responsabilité et de justice". Car "il n’y a pas de droits sans devoirs et sans obligations". Quant à la Justice, Mischaël Modrikamen estime qu’il faut la réformer d’urgence "afin d’assurer l’égalité des droits et des devoirs de tous" et "mettre fin à la république des copains et des coquins".
Autre axe prioritaire pour le PP : "Il faut revoir l’enseignement, qui a été fort mis à mal en Belgique francophone, et notamment rendre un vrai libre choix aux parents." Mischaël Modrikamen a aussi plaidé pour une "tolérance zéro face à la criminalité avec aussi une justice qui replace le justiciable au centre du processus".
Sur le plan de l’immigration, le co-président du PP veut aussi une politique très ferme. "Je suis petit-fils d’un immigré; je sais donc combien il est important de trouver un pays d’accueil. La Belgique ne peut que se féliciter d’être depuis toujours une terre d’accueil et elle doit poursuivre dans cette voie, mais l’on doit savoir que nous ne pourrons pas accueillir tous ceux qui souffrent sur le plan économique dans leur pays. C’est pourquoi le PP veut une politique humaine mais ferme. Les procédures ne pourront plus dépasser trois mois."
Pour M. Modrikanem, "la solution n’est pas dans une société multiculturelle mais dans le renforcement d’un socle commun de belgitude dans lequel ceux qui veulent vivre à nos côtés seront respectés". Le PP entend cependant bannir tout signe religieux ostentatoire tout en affirmant son attachement au pluralisme convictionnel.
Dans nos éditions de jeudi, l’on aura lu les grandes lignes du programme institutionnel. Une précision sur B-H-V : pour le PP, l’idéal serait "que l’actuel arrondissement mais aussi une bonne partie du Brabant wallon deviennent trilingues", mais dans le contexte d’une région métropolitaine bruxelloise large sans nouvelles frontières...
Le PP entend user des atouts du Web. Il mise sur son site www.partipopulaire.be
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