Abonnez-vous a La Libre Belgique

Climat | Transports

Voyager et protéger la planète ? Possible

V.d.W.

Mis en ligne le 04/12/2009

Des élus PS s’inquiètent de la multiplication des trajets aériens sur des courtes distances. Ils proposent des compensations volontaires.

Dans quelques jours s’ouvrira le sommet des Nations unies sur le réchauffement climatique à Copenhague. Chacun y va de sa petite idée pour tenter de sauver notre petite planète.

En voici une parmi d’autres : plusieurs députés PS (parmi lesquels Philippe Blanchart, Karine Lalieux, Jean Cornil, Yvan Mayeur, Marie Arena) ont transmis au gouvernement une proposition de résolution visant à faciliter les opérations de compensation volontaires des émissions de CO2 des passagers aériens. En clair : ils demandent au gouvernement d’inviter l’ensemble des acteurs actifs dans la vente de billets d’avion d’indiquer de façon claire et systématique lors de la confirmation de l’achat d’un vol, la possibilité de compenser ses émissions de CO2.

Pourquoi ? L’apparition des compagnies low cost a permis à une part de plus en plus importante de la population de voyager plus vite et plus loin à moindre coût. En 2008, en Belgique, plus de 22 millions de passagers ont transité par nos aéroports. Les députés PS se réjouissent de la démocratisation du transport aérien et du tourisme mais soulignent son impact sur l’environnement, en particulier lorsque les trajets de courte distance s’effectuent en avion plutôt qu’en train. Pour les élus PS, le TGV demeure la solution la plus rapide et la plus écologique pour les trajets d’une durée de moins de 5 heures pouvant aller jusqu’à 900 kilomètres. Pour Marseille (5 heures 48 en TGV, temps d’attente compris contre 6 heures 40 en avion) ou pour Londres, le train devrait s’imposer.

A côté des vols intra-européens, les socialistes font remarquer qu’il est aujourd’hui plus simple et plus rapide d’aller de Bruxelles à New York que de faire Bruxelles-Liège il y a un siècle. L’impact écologique est énorme. Lors d’un vol aller-retour Paris-New York, les experts estiment qu’un avion émet environ 3,4 tonnes de CO2 par passager. Un tel vol aller-retour a presque autant d’effet sur le climat que de rouler une année avec une voiture ou de chauffer une maison pendant un an !

Ce recours massif au transport aérien n’est évidemment pas sans conséquence sur l’environnement, ce transport étant responsable de 3 % des émissions totales de gaz à effet de serre (GES) dans l’Union européenne. Ainsi, ces émissions de GES produits dans l’Union européenne par l’aviation ont augmenté de 87 % entre 1990 et 2004.

Dès lors, les socialistes demandent au gouvernement d’inviter les acteurs du transport aérien (aéroports, compagnies aériennes, agences de voyages) à inclure sur leur site Internet, de façon systématique et visible, une invitation à compenser les émissions de CO2 lors de la réservation d’un vol. Cette invitation prendrait la forme d’une page Internet “ Votre vol peut être compensé ” s’ouvrant automatiquement lors de l’achat d’un vol. Pour les auteurs de la proposition, il s’agirait bien d’une compensation volontaire, contrairement à certains projets plus contraignants soumis par le gouvernement fédéral aux exécutifs régionaux. Ceux-ci s’étaient opposés à la technique, au motif que les compagnies low cost qui travaillent au départ des aéroports régionaux (et qui fournissent des milliers d’emplois) risquaient de plier bagages.

© La Libre Belgique 2009

Autres Informations

À ne pas manquer

SUPERBOWL

Madonna superstar du Superbowl : découvrez sa prestation épatante.

Voyages

Destinations exclusives et parcours culturels.

Emploi

Trouvez un job

Facebook

Haut de page