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La liste des contentieux entre Milquet et la Flandre
Mis en ligne le 15/12/2009
La prime à la mobilité. C’est le premier couac. Dans la toute première note de politique générale qu’elle a déposée en tant que ministre de l’Emploi, Joëlle Milquet proposait d’accorder une prime aux chômeurs qui accepteraient un emploi de l’autre côté de la frontière linguistique. Une façon d’inciter les demandeurs d’emploi wallons à accepter de l’emploi en Flandre, à l’époque confrontée à de sévères pénuries d’emploi. La N-VA, suivie par les autres partis flamands, s’y est opposée. Elle estimait inconcevable de payer des gens - en l’occurrence des francophones - pour qu’ils acceptent un emploi.
Le plan d’activation de l’emploi nouvelle mouture. Joëlle Milquet voudrait modifier le contrôle de disponibilité des chômeurs. En substance, elle voudrait que des contrats entre les chômeurs et les organismes régionaux de l’Emploi interviennent plus tôt. La Flandre bloque. Elle ne veut pas que le gouvernement fédéral lui dicte ce qu’elle doit faire.
La simplification des plans d’embauche. En début d’année, le gouvernement fédéral avait convenu, à la demande unanime des partenaires sociaux, de réduire le nombre de mesure d’aides à l’embauche (plus d’une centaine en tout). En gros, les innombrables aides devaient être repartagées dans deux directions : une baisse linéaire des cotisations sociales et une baisse des cotisations pour les travailleurs peu qualifiés. Mais la Flandre a bloqué net en brandissant - déjà - la menace d’un conflit d’intérêts. Elle estimait que la suppression du plan d’aide à l’embauche des travailleurs âgés la défavorisait. Le Fédéral a reculé.
Le plan d’activation des jeunes. C’est donc la quatrième fronde flamande.
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