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société
Un courant philosophique connu à reconnaître aussi
C.Le
Mis en ligne le 19/12/2009
L’UBB, qui entend structurer les différents courants bouddhistes dans la perspective d’une reconnaissance officielle à part entière, a fait interroger la population belge par le bureau d’études de marché Phonecom, question de peaufiner son action.
37Interrogés de manière ouverte sur leur connaissance des traditions philosophiques ou religieuses, les Belges ont cité par ordre d’importance l’islam, le christianisme et le bouddhisme, qui obtient 37 pc des voix. Le bouddhisme est mentionné davantage de manière spontanée par les jeunes, par les personnes ayant un niveau d’études supérieur et par les habitants de la périphérie bruxelloise.
5A la question de savoir si le bouddhisme les attire, 5 pc des Belges, soit seize personnes sur 1000 ont fait état d’un intérêt et d’une sensibilité particulière parce qu’elles se disent attirées par les valeurs et la philosophie bouddhistes.
20La deuxième partie de l’entretien était surtout centrée sur le niveau de connaissance concret du bouddhisme. On en retiendra qu’un Belge sur cinq a déjà eu des lectures se rapportant au bouddhisme, et ce à la fois dans des magazines et dans des livres. Mieux, 12 pc ont déjà fait des "recherches" sur le bouddhisme, soit à l’école, soit dans le cadre familial, généralement par le biais d’Internet. 13 pc des sondés ont visité des centres bouddhistes et 4 pc disent avoir participé à une conférence, une cérémonie ou une méditation. Enfin, appelés à citer des personnalités bouddhistes, les Belges connaissent, évidemment, la figure emblématique du Dalai Lama - il est mentionné par 43 pc de l’échantillon - mais certains citent Lama Karta, Kalou Rinpotché, Thich Nhat Hanh et Roland Rech et l’acteur Richard Gere.
Les Belges ne sont pas insensibles aux valeurs positives du bouddhisme. Un top cinq se dégage ainsi : la non-violence, la tolérance, la sérénité, la compassion et la paix.
50Interpellés sur la reconnaissance officielle du bouddhisme au même titre que les cultes et la morale laïque, la moitié des sondés estiment qu’une reconnaissance récèle une plus-value. Principalement par souci d’égalité entre les convictions mais aussi en raisons des valeurs du bouddhisme et de sa liberté de choix. Quant aux autres 50 pc, ils sont indifférents mais en aucune manière hostiles à une reconnaissance.
58Une reconnaissance officielle du bouddhisme devrait conduire aussi à son introduction dans les écoles ainsi que dans les prisons et les hôpitaux Si 58 pc le voient comme une alternative aux cours de religion ou de morale, ils sont pratiquement 90 pc à estimer qu’il devrait aussi y avoir des conseillers pour assister les malades ou les prisonniers.
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