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Rififi au RWF
P.P.
Mis en ligne le 31/12/2009
Nouvelles dissensions dans le (tout) petit monde des militants rattachistes (un terme générique - passons sur les nuances infinies) de la Wallonie à la France. Non pas, cette fois, entre cénacles distincts, mais au sein de celle des formations dédiées à la cause hexagonale qui est la plus connue (ou la moins ignorée) : le Rassemblement Wallonie France (RWF) de Paul-Henry Gendebien.
La situation y est "exceptionnellement grave", a-t-il dit devant ses ouailles. Au point que le secrétaire général Laurent Brogniet et lui aient cru devoir acheter la protection juridique et internationale du sigle et du logo de la formation. Et d’annoncer tour à tour : une prochaine modification des statuts du parti, suspendus séance tenante; la destitution des bureaux des comités d’arrondissement RWF de Liège et de Mons; l’invitation à un congrès "sur invitation exclusivement personnelle", qui serait donc une "réunion privée" réservée à qui "a fait preuve de fidélité à la ligne politique qui est la nôtre".
De fait, à ce que l’on sait, des membres reçoivent aujourd’hui une invitation, et d’autres pas, pour courant janvier, à une date pas encore fixée
Comme d’habitude en pareil cas, et même davantage par les blogues qui courent, les invectives et exclusives réciproques volent bas. Gendebien et les siens argumentent ainsi qu’un groupe dissident s’est placé de lui-même à côté du parti; il n’est donc pas exclu mais s’autoexclut. Les contestataires rétorquent que le président a commis une espèce de putsch et que le RWF démocratique a désormais vécu, par la faute d’un président autoritaire.
L’actuelle aigreur paraît remonter plus précisément au mois de septembre, lorsque le parti aurait statutairement dû lancer le processus de renouvellement de la présidence. Le rappel ne fit pas forcément plaisir. L’appelé Jean-Sébastien Jamart, rédacteur en chef de la revue Wallonie-France, qui s’en plaignit plus ouvertement que d’autres, était exclu par le bureau exécutif le 21 novembre. Ce qui n’empêchait pas d’autres de se profiler en ticket président/secrétaire général alternatif à celui en place, en vue d’un congrès alors fixé au 17 janvier. Il était constitué de deux responsables du parti, l’un liégeois (Jean-Claude Matrige) et l’autre montois (Serge Havet). M. Gendebien, le 15 décembre, ne voulut pas en entendre parler, les présentant comme téléguidés par le FDF ou le concurrent parti (cule) Wallon. Avec les suites susdites, notamment sur les comitards liégeois et montois.
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