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Partis | MR

Richard Miller : "Ceci n’est pas un retour au libéralisme social de Louis Michel"

Martin Buxant

Mis en ligne le 25/01/2010

Le rapporteur du Congrès du MR revient sur les points forts de son texte.
Entretien

Richard Miller est rapporteur du Congrès pour le "Printemps des réformes". Il a rédigé "de A à Z" cet "Appel réformateur" de 39 pages intitulé "Mieux, pour tous" .

Quelle griffe avez-vous voulu poser sur ce texte ?

Il y a deux aspects importants. D’abord la réappropriation du fond humain de notre projet de société. Le projet que nous proposons dans tous ses aspects a pour but d’améliorer la vie des gens. D’où le titre "Mieux, pour tous". On se rend bien compte que nous ne l’avons pas assez dit, ces dernières années et ce message-là a du mal à passer J’ai été rechercher dans tous les aspects du libéralisme la finalité humaine pour tous les domaines - de la Justice à l’Enseignement en passant par la sécurité alimentaire. Nous voulons affirmer avec force que le MR est prêt à accueillir chacun avec ses forces, mais aussi avec ses faiblesses !

L’autre ligne directrice ?

Nous pensons qu’un ensemble de défis nouveaux ne peuvent rester sans réponse

Comme ?

Par exemple, tout ce qui concerne la détérioration du climat et de l’environnement. Un projet politique aujourd’hui ne peut pas se passer de penser aux générations futures. On ne peut plus uniquement parler de répartition entre les personnes ou les régions, mais il faut aussi penser en terme de répartition vis-à-vis des générations futures. Voilà pourquoi le concept de développement durable est insuffisant : c’est en apportant des idées nouvelles, de l’esprit d’initiative, que l’on pourra renverser la situation. Et donc nous parlons de "croissance durable".

Est-ce un retour qui ne dit pas son nom au libéralisme social de Louis Michel ?

Non. Le MR considère que le libéralisme est authentiquement social par lui-même. Ajouter le mot social au mot libéralisme, c’était bien de le faire. Mais ça posait un problème : cela donnait le sentiment que le libéralisme n’était pas social en lui-même. Nous y avons beaucoup réfléchi, ce n’est pas un retour a du libéralisme social, c’est une réaffirmation du projet authentique qui est le nôtre. Je dirais que le libéralisme social de Louis Michel est intégré dans ce texte.

Quelles sont les prochaines étapes ?

L’objectif est "le Printemps des réformes". Le Manifeste de 2002 a été soumis à amendement, et nous avons été victimes de notre succès : 3 000 amendements et suggestions ont été apportés par les membres. Donc, nous avons choisi de réécrire un nouveau texte qui reprend notre doctrine. Le programme concret va suivre.

Les membres du groupe “Renaissance” ont-ils été consultés pour l’élaboration de ce texte ?

J’ai rédigé, comme rapporteur, le texte "de A à Z". J’ai été désigné à l’unanimité par le MR comme rapporteur. Mais j’ai tenu compte de la tournée que nous avons faite, Didier Reynders, Willy Borsus et moi, des fédérations. Ensuite, j’ai consulté aussi Daniel Ducarme, Louis Michel, Charles Michel, Willy Borsus, Gérard Deprez et Olivier Maingain.

En vous plaçant sur le terrain de l’humain, vous marchez sur les plates-bandes du CDH…

Le CDH a essayé durant des années de s’approprier le terme "humain". D’ailleurs, ils essayent toujours. Je n’ai pas de problème avec ça : les libéraux ont toujours été des humanistes. A une époque, eux, ils brûlaient les humanistes

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