Jeudi 9 sep 2010

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La Journée

Des p’tits trous...toujours des p’tits trous

Mis en ligne le 04/02/2010

Il n’y a pas que les courriers de lecteurs, blogs défoulatoires et autres billets d’humeur à s’épancher en permanence sur l’état-catastrophique-des-routes-wallonnes. Au Parlement régional aussi, le sujet fait recette.

Mercredi pendant des heures, ils ont été douze députés des quatre partis à interroger, titiller ou agacer le successeur temporaire de "papa", Benoît Lutgen (CDH).

Comme pour une autre de nos spécialités, jadis, le fromage belge, on eut là droit à un peu de tout : les pénuries de sel (dont la Région wallonne n’est pas fournisseur des communes, a répété le ministre des Travaux publics), les trous de l’hiver ou des quatre saisons (qu’on n’appellerait plus nids de poule mais plus volumineux nids d’autruche), les radars (plus on en parle, moins on les voit), tel ou tel tronçon (dont la montagne plus russe que boraine de l’E 19 entre Saint-Ghislain et Mons), le plan de rénovation aux 600 millions (toujours annoncé, toujours à venir), la vignette (évidemment), les coupures d’éclairage à des endroits autoroutiers dangereux, ou encore, plus dissonante la prédominance de la "culture du tout à la route" (là, qui l’eut cru, c’était une intervention verte, celle de Patrick Dupriez).

Pour le plus important, les fameux 600 millions, Lutgen n’a pu que répéter pour la 36e fois que, non, le prêt de la BEI n’est pas encore acquis (confirmation, autrement dit, que le prédécesseur Michel Daerden se fit des voix sur une campagne de rénovation pour laquelle il ne disposait pas du premier centime) et que, oui, le plan des priorités est en voie de finalisation.

Un élément plus neuf, tout de même : les déclarations du patron de l’organisme de contrôle des routes (Viacontrol), selon qui 40 % du réseau routier wallon sont à réhabiliter et 75 % à refaire. Ici, Lutgen s’est fait plus mordant. Il "rappelle en passant" que Viacontrol est censé faire son boulot depuis sa création, en 1971; si des chantiers sont attribués sur affinités personnelles (ah bon ?), le directeur général est prié lui fournir des précisions; si ses pourcentages sont si sûrs, il est preneur des études étayant le résultat dans le détail, "de façon objective et précise"; et il est "pour le moins interpellant" que l’organisme puisse compter des fonctionnaires mais aussi des entrepreneurs (comprenons : à la fois contrôleurs et contrôlés). Bref, "je vais mettre en place un contrôle accru pendant et après chantiers pour vérifier leurs qualités". Na !

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