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Décret inscriptions: l'avis du Conseil d'Etat est positif
BELGA
Mis en ligne le 08/02/2010
Un avis négatif n'aurait pas manqué de jeter le trouble dans la majorité Olivier qui avait longuement élaboré, fin 2009, un processus relativement complexe pour l'administration mais qui se voulait simple pour les parents.
Le dossier des inscriptions scolaires est en effet l'un des plus sensibles que doit traiter le gouvernement de la Communauté française après les échecs sous la précédente législature des décrets Arena et Dupont, qui ont buté sur les files et la bulle des inscriptions multiples.
A la lecture de l'avis du Conseil d'Etat, Mme Simonet s'est dite soulagée "des avancées qui pourront être enregistrées dans les délais annoncés", et qui sont selon elle "de nature à rassurer les familles".
La haute juridiction a pointé du doigt certaines observations qui ne semblent pas insurmontables, a-t-on commente au cabinet de la ministre. Il en va ainsi du critère de priorité d'un élève reconnu comme bénéficiant d'un indice socio-économique faible. Le texte ne tient pas compte de l'indice de l'élève lui-même mais bien de celui de son école d'origine. Cela permettrait théoriquement à un élève disposant personnellement d'un indice élevé de bénéficier d'une priorité parce qu'il provient d'une école à indice faible, alors qu'un élève d'indice faible provenant d'une école à indice élevé n'en bénéficierait pas.
Une telle distinction existait déjà dans les décrets précédents et n'avait pas posé de problème au Conseil d'Etat ni à la Cour constitutionnelle, relève-t-on au cabinet Simonet, où l'on se montre dès lors confiant sur ce point.
Le Conseil d'Etat formule une autre observation concernant la proximité entre l'école secondaire choisie et l'école primaire d'origine. Cet indice ne permet pas de considérer des situations où l'éloignement entre les deux écoles résulterait de situations non voulues par les intéressés (comme un changement de domicile ou de métier des parents), note le Conseil d'Etat.
Certaines remarques sur l'adossement et le partenariat entre écoles peuvent par ailleurs être rencontrées par la procédure d'extinction progressive du système d'adossement, a-t-on remarqué au cabinet de la ministre.
Vu la "grande complexité technique" d'un texte "destiné à un public particulièrement large, le Conseil d'Etat recommande de le rendre "aussi accessible que possible".
Il reste prudent par ailleurs sur les multiples cas concrets qui pourraient surgir et qu'il n'aurait pas eu la possibilité d'envisager. Le silence qu'il observe sur les questions en rapport avec les principes constitutionnels d'égalité "ne peut donc signifier qu'aucune difficulté ne serait éventuellement susceptible d'être soulevée à cet égard", a-t-il tempéré.
Savoir Plus
Si l'avis du Conseil d'Etat est positif envers le décret "Inscriptions", c'est plutôt une bonne nouvelle, a indiqué lundi soir la porte-parole de la chef de file de l'opposition MR au parlement de la Communauté française Françoise Bertieaux. Cela permettra au gouvernement de respecter les dates qu'il a prévues pour les inscriptions et les parents sauront ainsi après Pâques où et comment ils pourront inscrire leurs enfants.
C'est un poids en moins pour ces parents, qui ne seront plus sous le coup d'une incertitude de procédure, a-t-elle encore commenté. Mme Bertieaux se refuse toutefois à faire d'autres commentaires sur le fond de l'avis de la Haute juridiction, en attendant de prendre plus ample connaissance du texte.
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