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Coffee time
Au plaisir de vous voir, BHL
Mis en ligne le 11/02/2010
La journée de ce mercredi s’annonçait chaude à “La Libre”, qui accueillait Bernard-Henri Levy en tant que rédac’ chef d’un jour. Première mission : aller réceptionner le philosophe et écrivain français à la sortie de son Thalys, à 10 h 45 à la gare du Midi. Par un heureux hasard de circonstances, j’étais chargé de m’y rendre, en compagnie de notre directeur général – qui ne pouvait malheureusement conduire sa berline, suite à une vilaine fracture du poignet. Bon, je vous l’accorde, il y a plus ingrat comme boulot. Je m’imaginais d’ailleurs déjà au volant de la voiture, en train d’interviewer notre invité du jour à la manière de Jérôme Colin dans “Hep Taxi”. “Et alors, BHL – vous permettez que je vous appelle BHL –, que pensez-vous de BHV ?” Devant son regard interloqué (oui, je parie que je l’aurais surpris !) que j’aurais croisé dans le rétroviseur, j’aurais alors tenté de lui expliquer les grandes lignes de ce dossier qui pollue la vie politique belge depuis maintenant quelques années. Il m’aurait certainement répondu quelque chose du style : “Cela me paraît bien fugace par rapport aux grands enjeux européens que représente, à mes yeux, votre superbe ville de Bruxelles, etc, etc.”
Mais il était écrit que cette interview n’aurait jamais lieu. 7 h 30 du matin, hier dans une banlieue nord-anversoise recouverte d’un épais manteau blanc. Oula, le timing s’annonce plus serré que prévu. Le temps de prendre une douche, petit-déj’ et de préparer les enfants (bon, là, j’exagère, merci madame), et en route pour Bruxelles. Il ne gèle plus, les vitres sont vites déblayées, cela devrait aller. Eh bien non. Premier tournant, après 200 mètres. Je veux virer à gauche. Pas la voiture. Rien de grave. Petite marche-arrière pour laisser passer une dame qui, à 10 km/h derrière son volant, me fait un petit signe d’un air amusé. La honte. Bon, reste 200 mètres pour atteindre la “grande chaussée”, je suis dernier d’une file à l’arrêt. Dix minutes. Vingt minutes. Trente minutes. Je n’ai pas avancé d’un pneu. 8 h 50. SMS d’un collègue : “Tu en es où ?”. Réponse : “A 200 m de chez moi”. Coup de fil : “Je crois que tu peux retourner chez toi, tout est bloqué à Bruxelles, et sur l’autoroute d’Anvers aussi. C’est la cata. On va trouver une autre solution”.
Demi-tour, et retour à la case départ. Il (re) neige, c’est foutu. Ne reste plus qu’à boucler un supplément à distance (bravo le télé-travail), je retenterai ma chance en début d’après-midi. Sans problème cette fois – la E 19 Bruxelles-Anvers était bloquée de Vilvorde à Kontich, mais dans l’autre sens… –, arrivée à destination à 14 h. Trop tard, le rédac’ chef d’un jour n’était plus dans la rédaction, mais en train de “chatter” au service Internet avec les Internautes de lalibre.be. Renseignement pris, ses interventions sur l’actualité lors de la réunion de rédaction (post)-matinale furent intéressantes, comme vous pouvez le lire par ailleurs. Ne me restait plus de mon côté qu’à récolter les infos pour cette page “insolite”, avant d’aller prendre un petit café pour me remettre d’aplomb avant de suivre l’actualité en soirée. 17 h : réunion pour la Une. Je verrai enfin Bernard-Henri.
Eh bien… non. Il était déjà parti, ayant une conférence ce soir à Paris. Notre rédac’ chef d’un jour n’a pas eu le temps non plus de faire l’édito, laissant ce privilège à l’un de nos journalistes “maison”. Tant pis, pas grave, restons philosophe…
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