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Hal: Dehaene refuse le jeu politique

Mis en ligne le 26/02/2010

La catastrophe ferroviaire de Buizingen va-t-elle créer la zizanie au sein du CD&V? En effet, selon nos confrères du quotidien "De Tijd", lors d’une réunion de l’aile gauche du parti mercredi au cabinet de la ministre des Entreprises publiques, Inge Vervotte (CD&V), le secrétaire d’Etat à la Mobilité, Etienne Schouppe (CD&V) aurait rejeté le retard pris dans les investissements en matière de sécurité ferroviaire sur le plan d’économie élaboré par son ministre de tutelle de l’époque Jean-Luc Dehaene (CD&V). "Tout ça, c’est de la politique. C’est de l’histoire et je n’en fais pas. Ils n’ont qu’à aller voir ce qui a été fait. Je m’occupe de choses sérieuses", nous a répondu l’ancien Premier ministre Jean-Luc Dehaene que nous avons joint à Valence où il assistait hier au match de son club préféré (Club de Bruges) contre celui de la localité espagnole (FC Valence).

Pour rappel, la SNCB unitaire a été dirigée de 1987 à 2002 par Etienne Schouppe et durant les auditions de lundi et de mercredi, les députés de la commission Infrastructure de la Chambre ont émis le souhait d’en savoir davantage sur les réalisations en matière de sécurité ferroviaire durant cette période. Et la bonne gestion du dossier par la ministre Vervotte qui entend jouer la carte de la transparence risque de mettre son collègue et camarade de parti Schouppe en difficulté. Elle a regretté jeudi que des déclarations soient interprétées comme des jeux politiques estimant que cette tournure pourrait saper le débat de fond. Elle a estimé qu’on a tiré des conclusions de propos qu’elle n’a pas tenus. Elle a aussitôt soutenu qu’elle n’a en aucun cas voulu rejeter la responsabilité de l’accident sur Etienne Schouppe. Elle joue ainsi la carte de l’apaisement pour éviter que la recherche des responsabilités et de la vérité ne tourne au fiasco. Le Premier ministre Yves Leterme (CD&V) a, tout comme Inge Vervotte, démenti qu’il y ait un problème au sein du parti flamand.

De son côté, le secrétaire d’Etat à la Mobilité, Etienne Schouppe, a refusé jeudi de répondre à des questions de députés relatives à la catastrophe ferroviaire de Hal-Buizingen. "Je suis secrétaire d’Etat à la Mobilité et à ce titre je n’interviendrai pas dans le débat sur l’accident de chemin de fer. La SNCB est de la compétence de la ministre des Entreprises publiques Inge Vervotte et le fait que j’aie été administrateur-délégué de l’entreprise de 1987 à 2002 n’y change rien", a-t-il dit en substance.

Mais il finira par être convoqué pour la Commission spéciale de la Chambre (lire ci-dessous) pour éclairer la lanterne des commissaires. "Si M. Schouppe n’a pas encore été convoqué, c’est parce que la ministre fonctionnelle du dossier, c’est Mme Vervotte. Mais dans le cadre de la Commission spéciale ou d’enquête, il le sera en tant qu’ancien patron de la SNCB", a indiqué mercredi, le président François Bellot (MR), à l’ouverture des auditions de la commission Infrastructure.

Sur les rails, la situation se normalise, mais les couacs se multiplient. Un train a brûlé un feu rouge jeudi aux alentours de 11h20 à la gare de Vilvorde. L’information a été confirmée par Infrabel. Le train venait d’Anvers en direction de Bruxelles-Midi. Il y avait moins de 100 passagers à bord. "Le conducteur a remarqué son erreur et s’est immédiatement arrêté. Il n’a pu empêcher le franchissement du feu de signalisation, mais il n’y avait aucun danger", a expliqué le porte-parole du gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire, Christiaan Clapuyt. En une heure, la situation a été normalisée.

Mais l’opérateur SNCB a fait savoir qu’elle va mener une enquête pour déterminer les causes exactes de l’incident.Ph. Law. (avec Belga)

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