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Frédéric Daerden "inquiet, surpris et blessé" par le corbeau
Belga
Mis en ligne le 07/03/2010
Les débats télévisés dominicaux consacrés au dossier anonyme concernant le cabinet de révisorat Daerden n'ont pas apporté d'élément neufs. Frédéric Daerden s'est dit "inquiet, surpris et blessé" par les événements des derniers jours.
M. Daerden a souligné que le dossier était anonyme et n'apportait aucun élément neuf. Malgré cela, il a reçu une grande attention médiatique, a-t-il remarqué. Il a rappelé qu'il avait déposé plainte pour diffamation.
"L'origine du dossier peut être soit politique soit révisorale mais selon ce que j'entends, il serait plutôt d'origine révisorale", a-t-il ajouté. "C'est un document fait à la fois avec malveillance et intelligence".
Le vice-président de l'Institut des réviseurs d'entreprises Michel De Wolf a répondu que cela ne provenait en tout cas pas de l'Institut. "Ce n'est pas le genre de la maison et nous avons fait une enquête interne", a-t-il dit. Tous les participants au débat ont condamné la méthode et on reconnu qu'il n'y avait rien de neuf dans le document.
Comme représentant de l'opposition, Bernard Westphael, chef de groupe Ecolo au parlement wallon, fidèle à lui-même sur ce dossier, a été le plus sévère, parlant d'omerta et de "malversations" de la part du cabinet Daerden. Quant à Willy Borsus, chef de groupe MR au parlement wallon, il a souligné qu'on "avait tout fait pour retarder ce dossier qui traîne depuis des années".
Du côté de la majorité, Maxime Prévot, chef de groupe cdH au parlement wallon, a souligné qu'il fallait attendre la justice. "Ce n'est ni à la classe politique, ni aux médias à jouer les juges", a-t-il dit.
Quant au ministre Paul Furlan (PS) il a rappelé que des mesures avaient été prises récemment pour éviter certaines dérives du passé. Il a rappelé que toutes les décisions d'attribution de contrat de révisorat avaient reçu l'approbation des gouvernements successifs dont, à l'un ou l'autre moment, tous les partis ont fait partie, y compris ceux qui sont aujourd'hui dans l'opposition. Serge Kubla (MR) "très honnêtement l'a d'ailleurs reconnu", a-t-il ajouté.
M. Furlan a rappelé le contrat de révisorat de la RTBF conclu alors que Daniel Ducarme (MR) était ministre de l'audiovisuel. Il a encore ajouté que tous les partis sont représentés dans les Conseils d'administration de toutes les institutions publiques concernées.
"On veut juger aujourd'hui avec des lunettes d'aujourd'hui des fait d'une autre époque" a commenté M. Prévot, rappelant qu'il fallait faire la distinction entre l'illégalité et l'inopportunité d'une décision.
Enfin, quant à savoir si Michel Daerden peut rester ministre fédéral des Pensions, Maxime Prévot a renvoyé au PS et à M. Daerden lui-même. "C'est à eux de juger", a-t-il dit. Pour Willy Borsus la position du ministre est "fragilisée" et la "confiance est ébranlée". "Ce qui se passe ces derniers temps affecte mon père mais le motive aussi plus que jamais à travailler sur le dossier essentiel des pensions", a conclu Frédéric Daerden.
Pour Paul Furlan, Michel Daerden a toujours été un personnage très controversé. "On a l'impression aujourd'hui qu'il est responsable de tout ce qui ne va pas".
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