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Pensions: le Belge, l'un des plus jeunes retraités d'Europe

V.R.

Mis en ligne le 12/03/2010

Le service d’études de la Banque nationale estime que, grâce aux réformes qui ont été apportées, certains pays semblent en mesure de maîtriser la croissance des dépenses de pension, comme l’Italie ou la Suède. Retrouvez dans La Libre Belgique de ce vendredi tous nos articles consacrés à la question des pensions.

La Belgique n’est pas la seule à se préoccuper du vieillissement de sa population et des conséquences qu’il aura sur ses dépenses sociales. Toute l’Europe s’inquiète de voir le nombre de personnes âgés grandir alors que celui des travailleurs actifs se stabilise, voire se réduit. La Belgique n’est d’ailleurs pas la plus à plaindre (voir infographie p. 7). Dès lors, c’est partout en Europe que les gouvernements révisent les systèmes de pensions, parfois pour améliorer le montant des retraites, le plus souvent pour tenter de contenir l’envolée progressive des coûts à l’avenir.

Dans une étude assez complète publiée en décembre 2009, des chercheurs de la Banque nationale de Belgique ont fait le tour de ces réformes. Ils les ont classées en 3 catégories : il y a les réformes structurelles qui visent à changer l’organisation même du financement des pensions (essentiellement pour introduire des régimes par capitalisation), les réformes paramétriques qui modifient le mode de calcul des pensions et les réformes qui réduisent les pensions publiques.

Tous les pays d’Europe ont ainsi pris des mesures pour relever l’âge effectif du départ à la retraite - ce qui conduit à une diminution des dépenses et une hausse des recettes de sécurité sociale. On sait en effet que, grâce à diverses formules de retraite anticipée, les travailleurs européens se retirent bien souvent du marché du travail avant l’âge légal de la pension (qui est généralement fixé à 65 ans sauf en France et en Italie pour les femmes où il est de 60 ans). Certains pays ont choisi de relever l’âge légal de la pension à 67 ans comme en Allemagne, aux Pays-Bas ou au Danemark. D’autres ont restreint l’accès à la retraite anticipée (comme en Italie ou en Autriche) ou introduit des incitants à prolonger la carrière le plus longtemps possible (comme en Belgique). Ces politiques commencent à produire leurs effets, puisque l’âge effectif de départ à la retraite, après avoir diminué partout en Europe depuis le début des années 70, repart à la hausse depuis la fin des années 90 (voir infographie p. 7). En moyenne, l’Européen quitte le marché du travail entre 61 et 62 ans alors qu’en Belgique, c’est plutôt autour de 59 ans.

Certains pays ont également réduit le taux de remplacement - c’est-à-dire le montant de la pension exprimé en pourcentage du dernier salaire. C’est le cas de pays où ce taux était fort généreux (comme en Italie, en Autriche, au Portugal). D’autres pays, nettement plus chiches (comme la Grande-Bretagne ou la Belgique) ont fait le contraire : ils ont corrigé à la hausse de certaines petites pensions.

En revanche, des pays comme le Luxembourg ou la Grèce paraissent très mal armés. Quant à la Belgique, elle se trouverait dans le groupe intermédiaire de pays qui ont pris des mesures pour limiter l’explosion des coûts, mais des mesures insuffisances pour la maîtriser.

Retrouvez dans La Libre Belgique de ce vendredi tous nos articles consacrés à la question des pensions.

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