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Repères

20 ans d’essais, et 20 ans de controverses

Mis en ligne le 16/03/2010

Le vote automatisé est apparu lors des législatives de 1991 dans deux cantons des provinces de Liège (Verlaine) et de Flandre orientale (Waarschoot). Une première extension eut lieu en 1994 (arrondissements de Liège et d’Anvers, les deux cantons germanophones et quatre cantons bruxellois). La seconde extension intervint aux législatives et régionales de 1999. Depuis, en dépit de certaines attentes et annonces, la couverture est restée identique, à hauteur de 44 % du nombre total d’électeurs en Belgique. Identique, et très diversement répartie: à 100 % du corps électoral bruxellois (les 19 communes); à 49 % en Flandre (pour l’essentiel, quasi toute la province d’Anvers et la moitié du Limbourg); à 22 % en Wallonie (cantons de Lens, Frasnes-lez-Anvaing, Liège, Verlaine, Eupen, Saint-Vith et Durbuy). Si le vote informatisé ne s’est plus étendu, c’est pour des raisons financières (il coûte trois fois plus cher que le vote papier) conjuguées à des critiques de fond sur son accessibilité, sa fiabilité, son contrôle. Des tempéraments furent d’ailleurs ajoutés. D’abord, deux expériences, mais supprimées aux régionales de 2004: celle du système optique (lecture informatisée de votes papier); celle du "ticketing" (une imprimante délivre un document papier reprenant les votes émis sur écran). Ensuite, une possibilité de visualisation du vote sur écran qui existe depuis les communales de 2000. Et le système "mixte" évoqué ci-contre s’apparente au précité "ticketing", combinant vote électronique et impression papier. P.P.

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