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Édito

Bon signal, mais...

Mis en ligne le 17/03/2010

Philippe Lawson

Les principaux acteurs du groupe SNCB, la ministre de tutelle Inge Vervotte en tête, ont présenté mardi un plan d’accélération de l’équipement, tant du réseau que des trains, de systèmes de freinage automatique en cas de dépassement de feu rouge.

Certes, l’enquête doit encore démontrer si un des conducteurs a franchi un feu rouge qui a débouché sur une issue fatale le mois dernier. Mais hier, les principaux acteurs du groupe ferroviaire ont démontré que le drame de Buizingen qui a coûté la vie à 18 navetteurs le 15 février résulte aussi d’un manque de volonté tant du politique que des gestionnaires du groupe SNCB.

En un mois jour pour jour, il a été possible de mener une concertation tripartite pour déboucher sur des mesures qui, assurément, contribueront à rassurer - totalement ? - les voyageurs. Un bon signal, mais il apparaît insuffisant au regard de la dotation publique dont le groupe va bénéficier sur 5 ans : près de 14 milliards d’euros dont environ 6,5 milliards pour ses investissements. Les 175 millions d’euros qui seront consacrés au système de sécurité représentent à peine 3 % de l’aide publique pour les investissements du groupe. N’y a-t-il vraiment pas moyen d’affecter un budget plus conséquent à la sécurité du réseau ferroviaire belge et des usagers du rail ?

Surtout que selon des estimations, il faudrait entre 600 et 800 millions d’euros pour sécuriser tout le rail belge avec une technologie performante. Il faudra voir si la Commission spéciale fera des recommandations plus courageuses à cet égard.

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