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Démission Open VLD

Les réactions des autres partis

BELGA

Mis en ligne le 22/04/2010

Di Rupo appelle les hommes et femmes politiques raisonnables à se ressaisir

Le président du PS Elio Di Rupo a appelé jeudi les "hommes et femmes politiques raisonnables" à se ressaisir dans les prochaines heures afin d'éviter au pays une "crise de régime". "Personne n'a obligé le VLD à donner une date" pour que soit résolu le contentieux communautaire autour de BHV, a dit le président du PS, selon qui il existe "une volonté réelle" d'aboutir dans ce dossier mais il faut "laisser du temps".

La situation politique est "extrêmement grave", a dit M. Di Rupo, pointant du doigt "l'irresponsabilité" des libéraux flamands qui ont décidé de quitter le gouvernement. Il ne faut pas en rajouter mais au contraire revenir à de meilleurs sentiments. "Les citoyens, confrontés à la crise économique et financière, ont d'autres soucis que de voir tomber un gouvernement".

L'Open Vld entend proposer la mise à l'ordre du jour de la proposition de scission de BHV ce jeudi après-midi à la Chambre. "Je plaide pour qu'on oublie la force et qu'on fasse de la recherche d'une solution négociée la véritable force", a commenté le président du PS.

Le CD&V rend les libéraux du nord et du sud responsables de crise

Le CD&V rend les libéraux du nord et du sud responsables de l'échec des négociations. Il va maintenant demander l'inscription à l'ordre du jour de la proposition de loi de scission de l'arrondissement de BHV et, si possible, la voter. C'est ce qu'a déclaré la présidente du CD&V Marianne Thyssen après une réunion des groupes parlementaires avec les ministres CD&V et le premier ministre Yves Leterme.

jeudi soir sur le plateau de l'émission télévisée flamande Ter Zake de la VRT, Marianne Thyssen a également ajouté que son parti prendrait ses responsabilités si des opportunités permettant de sortir de l'impasse politique se présentaient au cours des prochaines heures ou des prochains jours.

Mme Thyssen se dit prête à parler avec chacun et a dit avoir été effrayée par la décision d'Open Vld de sortir du gouvernement, alors que les négociations étaient sur les rails et que les agendas des négociateurs étaient déjà remplis heure par heure jusqu'à dimanche.

La présidente continue donc à espérer en de nouvelles ouvertures, alors que la roi consulte. Si l'on se trouve devant un blocage total, alors nous voterons la proposition pendante à la Chambre mais si des ouvertures se font, nous prendrons nos responsabilités, a-t-elle dit en substance.

Javaux: on discutait pourtant d'un agenda serré

Le coprésident d'Ecolo Jean-Michel Javaux a fait connaître jeudi son étonnement après la décision de l'Open Vld de quitter le gouvernement en raison de l'absence de solution au contentieux BHV. L'Open Vld a pourtant encore participé mercredi soir jusque "très très tard" aux discussions au cours desquelles il était question d'un "agenda serré".

Selon M. Javaux, il convient maintenant de voir quelle sera l'attitude du souverain. Le coprésident d'Ecolo estime qu'il serait malvenu de voir le pays paralysé par ce conflit alors que ses citoyens connaissent de graves problèmes économiques et environnementaux. Il serait de plus inopportun de repartir avec un nouveau gouvernement en pleine présidence européenne, a-t-il estimé.

De Donnea: se sabordant, le VLD offre un coup de pouce à la N-VA

Le député MR François-Xavier de Donnea a estimé jeudi qu'en quittant le gouvernement pour des "raisons électorales", l'Open Vld ne servait pas sa propre cause mais offrait un sacré "coup de pouce" à la N-VA. Les libéraux flamands, qui réclamaient pour ce jeudi une solution au contentieux BHV, demandent que soit mise à l'ordre du jour de la séance plénière la proposition de scission de l'arrondissement. M. de Donnea a dit ne pas croire que cela soit possible mais, quand bien même, cela n'aurait pas d'effet. Un gouvernement ne peut demander au roi de signer une loi approuvée par un seul groupe linguistique, a-t-il estimé, jugeant que ce cas de figure provoquerait inévitablement la chute du gouvernement Leterme II.

Bacquelaine: le problème est chez les partis flamands

Le chef de groupe MR à la Chambre s'est étonné jeudi des déclarations de la présidente du CD&V à propos de la responsabilité des libéraux dans cette crise. Il met également en cause le médiateur royal Jean-Luc Dehaene qui, dit-il, a joué le rôle d'une "torpille flamande". "C'est bien plutôt un problème chez les partis flamands. Quel que soit le parti, ils ont tous décidé de passer en force. Le scénario Dehaene n'a été qu'un trompe-l'oeil. Il a refusé de jouer le rôle de médiateur que lui avait confié le Roi et s'est comporté comme une torpille flamande", a-t-il déclaré dans les couloir de la Chambre.

Van Besien - Groen!"le gouvernement a choisi un très mauvais moment"

"Trois sur trois. Pour le troisième fois en trois ans, le gouvernement est tombé", a déploré le président de Groen! , Wouter Van Besien, dans les couloirs du parlement. "Il y avait une possibilité de résoudre l'équation BHV, et nous étions prêts, depuis les rangs de l'opposition, à y contribuer. Il revient à présent au gouvernement de résoudre le problème", a-t-il ajouté.

Le président des Verts de Flandre a jugé que le gouvernement n'avait jamais vraiment travaillé, que ce soit dans le domaine de l'environnement, de l'économie ou de l'asile. Qui plus est, il a à présent choisi un très mauvais moment pour chuter, a-t-il ajouté, faisant référence à la crise et au dossier des pensions.

En ce qui concerne le dossier BHV, Wouter Van Besien a jugé qu'il y avait une possibilité de trouver une solution dans le dossier BHV. "Nous n'étions pas d'accord avec les propositions que Jean-Luc Dehaene avait mises sur la table, mais il y avait suffisamment de matière pour trouver une solution".

FDF: voter la scission reviendra à provoquer le basculement dans un autre pays

L'Open Vld et le CD&V proposent de mettre à l'ordre du jour de la séance plénière de la Chambre la proposition de loi flamande visant à scinder l'arrondissement de BHV et si possible la voter. Ce faisant, "on bascule dans un autre pays", a commenté le président du FDF Olivier Maingain. Ce dernier a toutefois relativisé la portée d'une telle annonce, soulignant qu'il n'était pas certain que la séance plénière serait organisée.

Le CD&V rend les libéraux néerlandophones et francophones responsables de la crise. Selon Olivier Maingain, c'est le médiateur royal Jean-Luc Dehaene qui a fauté. "Il n'a pas entendu les points de vue des francophones", a réagi le président du FDF, selon qui M. Dehaene a donné le sentiment de ne jamais croire dans sa mission. M. Maingain a par ailleurs regretté la décision de l'Open Vld de quitter le gouvernement. "C'est un choix que je ne trouve pas raisonnable et pas respectueux de la population".

Commentant l'échec des négociations, le président du FDF a pointé du doigt ceux qui se revendiquent d'un "nationalisme flamand qui gangrène la vie politique" comme responsables du blocage. "Nous sommes désireux, comme en 2005, d'une solution sur base d'un respect mutuel et qui garantisse la protection des minorités", a-t-il assuré.

Il faut à présent attendre que le chef de l'Etat assume son rôle, a encore commenté Olivier Maingain.

Le premier ministre Yves Leterme est parti vers 13h30 présenter la démission de son gouvernement au Roi.

Kris Peeters: personne ne peut trouver cela positif

Le ministre-président flamand, Kris Peeters (CD&V), a déploré jeudi l'absence de solution au dossier Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV), qui pourrait entraîner la chute du gouvernement fédéral. "Ce n'est jamais positif qu'un gouvernement tombe", a-t-il déclaré. "Pour moi, en tant que ministre-président, il est naturellement important que le gouvernement flamand puisse continuer de travailler sans interruption et que nous puissions résoudre les dossiers importants", a-t-il ajouté. Concernant le dossier BHV, "l'Open Vld a apparemment tiré certaines conclusions".

Constatant que cette attitude avait "beaucoup de conséquences pour le gouvernement fédéral" et qu'aucune solution n'était intervenue sur BHV, il a jugé que "personne ne peut trouver cela positif".

De Decker: l'attitude de l'Open Vld est irresponsable

Le président du Sénat, Armand De Decker (MR), a qualifié jeudi après-midi l'attitude de l'Open Vld d'irresponsable. "Nous étions en négociation et prêts à trouver une solution. L'Open Vld s'est désintéressé de cette solution pour des raisons purement électoralistes", a-t-il ajouté.

M. De Decker a encore indiqué qu'il était de tradition que le parlement ne siège pas quand le gouvernement est démissionnaire. Si une majorité des chefs de groupe de la Chambre devait décider de ne pas respecter cette tradition "cela s'apparenterait à un putsch", a dit Armand De Decker.

Dedecker: une éruption volcanique qui démontre l'incapacité de Leterme

Pour le leader du parti LLD Jean-Marie Dedecker, la démission du gouvernement Leterme est logique mais à l'heure actuelle, il n'y a aucune différence entre les faits d'avoir ou de ne pas avoir de gouvernement. M. Dedecker dit par ailleurs regretter que cette démission soit intervenue pour des raisons partisanes et non dans l'intérêt du pays.

La démission représente pour lui une éruption volcanique démontrant l'incapacité d'Yves Leterme d'assurer le rôle de chef du gouvernement. M. Dedecker se dit prêt à accorder son soutien à une majorité pour voter la scission à la Chambre, tout en réalisant que l'adoption d'une telle proposition ne sera cependant pas mise en oeuvre. Pour lui, la décision du retrait de l'Open Vld du gouvernement fédéral a été prise par Alexander De Croo et Vincent Van Quickenborne pour montrer à l'ancienne génération du parti qu'ils ont le pouvoir. Mais ce qui se passe actuellement ne mènera à rien, sauf à un chaos encore plus grand, a encore affirmé le président de la LLD.

CDH: Pas d'actes d'agressivité communautaire et une solution sans élections

Le centre démocrate Humaniste a demandé jeudi après-midi qu'"aucun acte d'agressivité communautaire ne soit posé jeudi à la Chambre" et que "le sang-froid et la sérénité reprennent leurs droits".

Pour le parti présidé par Joëlle Milquet, il faut trouver des solutions qui assurent à la fois la pacification communautaire, la stabilité du pays et qui permettent la constitution rapide d'un gouvernement sans devoir passer par des élections anticipées à quelques semaines de la présidence européenne.

Des solutions à cette nouvelle crise sont "non seulement nécessaires mais surtout possibles", soulignent les centristes dans un communiqué.

Le cdH dit regretter profondément la décision des libéraux flamands. Cette décision intervient, selon lui, alors que tous les partis autour de la table avaient exprimé clairement leur volonté de négocier et de trouver une solution concertée dans le dossier BHV. Un cadre de négociations avait été même fixé entre tous les partis et un agenda de négociations intensives établi hier pour les jours à venir, rappelle-t-il.

Le cdH estime également estimé qu'en pleine crise économique, l'intérêt général du pays devait prévaloir sur les intérêts particratiques et que les partis devaient poser des choix responsables pour l'Etat.

A ses yeux, les citoyens ont besoin d'un gouvernement qui continue à prendre des mesures importantes, notamment en matière socio-économique et de sécurité, ce qui est loin d'être le cas en l'espèce.

Demotte: il faut dépasser les chocs émotionnels et revenir à la raison

Le ministre-président de la Wallonie et de la Communauté française, Rudy Demotte, en appelle à la raison et au retour au calme. "Les chocs émotionnels doivent être vite dépassés pour en arriver à un retour à la raison", a-t-il commenté jeudi après-midi. Le leader wallon qualifie de "dramatique" la situation actuelle qui pourrait déstabiliser le pays au niveau financier et mener à sa perte de crédit vis-à-vis de ses partenaires, à la veille de la présidence belge de l'UE, alors que tous les projecteurs sont braqués sur la Belgique.

Rudy Demotte pointe également du doigt les conséquences pour les entités fédérées et les citoyens qui les composent. "On a beau mener des politiques efficaces, avec conviction, que faire si on perd notre crédibilité au niveau international? C'est l'effet papillon qui risque de coûter cher à toute la classe politique", a-t-il remarqué.

Le ministre-président qualifie d'"irresponsable" l'attitude des libéraux flamands qui ont agi dans "un intérêt égoïste", privilégiant leur positionnement particulier au dépens du pays. "On est loin du modèle où Verhofstadt et Reynders étaient côte à côte. Nous vivons une rupture évidente par rapport à ce que l'on a connu. L'Open VLD se profile de manière radicale pour des raisons partisanes", a-t-il conclu.

Les partenaires sociaux réclament toujours une solution pour BHV

Les partenaires sociaux, membres du groupe des dix, réclamaient toujours jeudi après-midi une solution pour éviter une crise politique et institutionnelle, le pays étant déjà touché de plein fouet par la crise socio-économique, ont-ils indiqué à l'agence BELGA. Selon la secrétaire générale de la FGTB, Anne Demelenne, le pays traverse une crise socio-économique "relativement grave" et il convient de relever des défis importants, dès maintenant et à l'avenir. "On continue de perdre 350 emplois par jour", a-t-elle rappelé. "Ce n'est pas une période où l'on peut se payer le luxe d'un chaos politique et institutionnel", a ajouté Mme Demelenne. "Le groupe des dix n'a pas l'habitude de se mêler de sujets politico-politiques, mais la gravité de la situation nous pousse à demander une solution et à réagir." "L'enjeu est d'importance et la période particulièrement grave", a-t-elle encore dit, tout en reconnaissant qu'il n'était pas facile de trouver des compromis.

Même son de cloche du côté de la CSC, dont le secrétaire général, Claude Rolin, estime que la démission du gouvernement d'Yves Leterme est "une mauvaise chose, car la priorité des priorités doit être socio-économique". A présent, dit-il, "on va voir comment le Roi va réagir".

M. Rolin souhaite sortir le plus rapidement possible de cette situation, qui est néfaste tant pour les enjeux socio-économiques que pour l'image du pays. Tout comme son homologue de la FGTB, il estime qu'il n'est "pas sérieux d'entrer dans une crise politique maintenant". "Il faut trouver une solution", a lancé le secrétaire général de la CSC. "En tant que partenaires sociaux, nous savons qu'un compromis nécessite des concessions de part et d'autre", a-t-il conclu.

Dans un communiqué, la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) dit elle aussi regretter les derniers développements dans le cadre du dossier BHV.

Dès lors, elle lance un appel à tous les partis politiques "qui ont la volonté de trouver une solution dans ce dossier, afin qu'ils se réunissent dans les prochaines heures et dans les prochains jours pour arriver à un compromis honorable".

D'après la fédération patronale, la crise économique actuelle "nous interdit de glisser vers une situation dans laquelle il n'y aurait plus du tout de volonté de négocier".

Durant: "mine gravement l'image de la Belgique à l'échelle de l'UE"

La nouvelle crise institutionnelle belge "mine gravement l'image de la Belgique à l'échelle de l'UE", a affirmé l'eurodéputée Isabelle Durant (Ecolo), dans un communiqué. "En Europe, on comptait particulièrement sur la Belgique, car la présidence qui lui revient dans moins de deux mois intervient au moment où le traité de Lisbonne fait ses tous premiers pas", a noté Mme Durant. "C'est une solide responsabilité. On comptait sur les Belges pour tirer le meilleur parti du canevas qu'offre le traité de Lisbonne pour tailler à l'Union Européenne un costume à bonne dimension". "Cette crise mine gravement l'image de la Belgique à l'échelle de l'UE", a-t-elle poursuivi, soulignant que le pays était "considéré jusqu'il y a peu encore comme une machine à fabriquer des compromis". "L'incapacité à négocier raisonnablement le dossier BHV, comme s'y sont employés les écologistes pourtant dans l'opposition, résonne aux oreilles des européens comme un aveu d'incapacité politique", a conclu Mme Durant.

Ecolo condamne Open Vld et rejette l'idée d'élections anticipées

Ecolo a condamné jeudi "avec force" la décision d'Open Vld de quitter le gouvernement fédéral, une décision que les Verts jugent irresponsable et devant mener le pays vers une impasse. Ils estiment que des élections anticipées ne constitueraient pas une solution au problème actuel. Pour les Verts, seul le dialogue entre les deux communautés permettra de sortir de cette impasse.

C'est d'autant plus inacceptable que la priorité devrait être donnée aux problèmes économiques, sociaux et environnementaux que subissent nos concitoyens, estiment les co-présidents Jean-Michel Javaux et Sarah Turine.

Bien que dans l'opposition, Groen! et Ecolo ont tout fait pour faciliter le dialogue et épargner au pays ce gâchis. De manière incompréhensible si ce n'est pour des raisons strictement partisanes, les libéraux flamands ont décidé de quitter les négociations au moment où elles allaient entrer dans leur phase cruciale, donnant l'impression que leur score électoral passe avant les intérêts des citoyens qu'ils soient wallons, bruxellois, germanophones ou flamands, indiquent les co-présidents dans un communiqué.<

Lambertz regrette que la démarche germanophone n'ait pas atteint son objectif

Le ministre-président germanophone, Karl-Heinz Lambertz, a dit jeudi regretter à titre personnel que la démarche de conflit d'intérêts engagée par la Communauté germanophone afin de donner du temps pour dégager une solution à propos de BHV n'ait pas permis d'aboutir à un résultat dans le délai annoncé. M. Lambertz est d'autant plus déçu que la décision enclenchant le conflit avait été difficile à prendre pour les Germanophones, qui n'entendaient pas prendre position dans le conflit communautaire.

Par ailleurs, le ministre-président est "un peu étonné" de la réaction de Jean-Luc Dehaene: il ne s'attendait pas à sa sortie mais ses déclarations de mardi annonçaient quelque chose de plus conflictuel que pressenti.

La situation est "très très grave" pour la Belgique, avec une crise gouvernementale qui deviendra crise de régime si les choses continuent, et cela à la veille de la présidence européenne, après les longues tergiversations institutionnelles et la crise financière, a noté M. Lambertz.

Pour sortir de la situation, il ne voit qu'un compromis dans lequel chacun est prêt à se mouiller, sans qu'il y ait un perdant et un gagnant.

Mais selon lui, on aboutira à un problème plus grave encore si on n'engage pas une profonde réforme institutionnelle, telle qu'évoquée lorsqu'il avait joué le rôle de médiateur gouvernemental de juillet à septembre 2008. Pour l'instant, le système institutionnel permet aux Communautés et Régions de ne pas être affectées par la situation, a-t-il encore fait remarquer, regrettant aussi que la démarche constructive de fédéralisme coopératif n'ait pas été poursuivie.

La N-VA appelle les partis flamands à choisir le confédéralisme

Les partis flamands doivent désormais opter pour le modèle confédéral, selon la N-VA. Jugeant que le statu quo actuel mène au chaos total, le président du parti, Bart De Wever, en appelle au "sens de l'Etat" des politiciens flamands. Lors d'une conférence de presse, M. De Wever a mis en doute qu'un vote à la Chambre puisse intervenir à brève échéance sur la scission de BHV. La démarche de l'Open Vld n'a dès lors aucune crédibilité, selon lui.

Pour M. De Wever, la nouvelle crise fédérale contraste avec le fonctionnement efficace du gouvernement flamand. Dans ce contexte, il appelle les partis flamands à se réunir autour d'un modèle confédéral, dans le cadre duquel toutes les compétences socio-économiques reviendraient aux autorités régionales.

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