Abonnez-vous a La Libre Belgique

crise politique

Economie: l’inquiétude

P.D.-D.

Mis en ligne le 28/04/2010

Entreprises et syndicats demandent de s’attaquer au vrai problème: l’emploi.

Les milieux économiques ne cachent pas leur inquiétude face à cette période d’incertitude qui s’installe en Belgique.

Et pour cause: une crise politique n’est jamais bonne pour les affaires, et l’est encore moins lorsqu’une crise économique quasiment sans précédent est encore loin d’être terminée.

"Il faut cesser de jouer avec le feu", avait d’ailleurs lancé dès vendredi le président de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), Thomas Leysen.

En vain, faut-il le dire...

D’autres voix se sont élevées mardi, au lendemain de la démission du gouvernement Leterme, notamment pour adopter des mesures destinées à soutenir l’emploi en cette période qui reste délicate pour l’économie.

"Il est absolument indispensable que l’actuel paquet de mesures anticrise, qui est en vigueur jusqu’à la fin juin, soit prolongé jusqu’à la fin de l’année", appelle ainsi de ses vœux Agoria, la fédération de l’industrie technologique.

Parmi ces mesures, l’on retrouve le chômage temporaire des employés, qui a permis à de nombreuses entreprises de réduire leurs coûts sans devoir procéder à des licenciements.

Ces mesures avaient été introduites pour une première période de six mois le 1er juillet 2009.

"En outre, le gouvernement doit m ettre e n œuvre un certain nombre de mesures visant à maintenir à niveau l’octroi de crédits aux entreprises. L’assurance-crédit, également, doit être garantie. L’offre des assureurs-crédits privés est actuellement insuffisante, car ceux-ci se basent dans une trop grande mesure sur les résultats des entreprises en 2009", poursuit encore Agoria.

"La chute du gouvernement ne doit pas faire oublier les importants enjeux économiques et sociaux auxquels est confronté notre pays", a de son côté réagi le Syndicat des indépendants et des PME (SDI), pour qui cette crise est un très mauvais signal adressé aux investisseurs potentiels.

"Des multinationales comme Google, Microsoft ou certaines entreprises pharmaceutiques ont récemment investi de gros montants dans notre pays... Cette nouvelle crise politique qui risque de s’éterniser va sans aucun doute briser cet élan positif", estime le SDI.

Pour les syndicats, il y a bien plus urgent pour les partis politiques que le dossier BHV: l’emploi est et doit rester la priorité.

"La véritable urgence est de tenir compte du contexte de crise socio-économique grave que nous impose le libéralisme et de pouvoir répondre aux questions essentielles qui préoccupent au plus haut point les travailleurs. Elles concernent leur emploi, leurs allocations dans le cas où ils ont été victimes d’un licenciement ou encore leur pension lé gale", a souligné la FGTB - toutes ailes régionales confondues - dans un communiqué.

Sur le plan politique, la FGTB "refuse la stratégie du coup de force qu’une majorité imposerait à une minorité pour la première fois dans l’histoire de ce pays".

C’est pourquoi la FGTB lance un appel "ferme" à une "solution négociée en vue de sortir de l’impasse communautaire dans laquelle les citoyens et les travailleurs sont, malgré eux, plongés".

Même approche du syndicat libéral (CGSLB), qui lance lui aussi "un appel aux femmes et hommes politiques pour que l’on retrouve la voie de l’entente, de la conciliation, de la créativité et de l’ouverture d’esprit".

Pour la CGSLB, la question de la scission de BHV est loin de "correspondre (...) aux attentes exprimées par la grande majorité des gens".

Reste à en convaincre les politiques...

Autres Informations

Facebook

À ne pas manquer

ESSENTIELLE

Retrouvez toute l'actualité féminine, mode et bien-être sur le site essentielle.be

Voyages

Destinations exclusives et parcours culturels.

Emploi

Trouvez un job

Haut de page