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L’hydrocéphalie mieux comprise

L.D.

Mis en ligne le 03/06/2010

Une équipe de l’UCL fait une découverte dans le fonctionnement du cerveau.

U n pas important dans la compréhension du fonctionnement du cerveau vient d’être franchi par une équipe de chercheurs de l’Université catholique de Louvain, dirigée par André Goffinet et Fadel Tissir, de l’Institut de neuroscience. La découverte, qui est publiée en couverture de la revue internationale "Nature Neuroscience" de juin 2010, porte sur l’identification de deux gènes qui jouent un rôle crucial dans la circulation du liquide céphalorachidien. Il s’agit en l’occurrence du liquide dans lequel baigne notamment le cerveau et qui a pour fonction d’amortir les mouvements et les chocs susceptibles de l’endommager. Circulant dans de petites cavités, les ventricules cérébraux, le liquide céphalorachidien est renouvelé plusieurs fois par jour. Lorsque des obstacles entravent sa circulation, empêchant le liquide de s’écouler normalement et de sortir vers les méninges, la quantité du liquide augmente, provoquant une dilatation des ventricules qui exercent une pression sur le cerveau. Ce qui conduit à l’hydrocéphalie, une pathologie assez fréquente.

La découverte des chercheurs de l’UCL porte sur les mécanismes liés à cette pathologie. Dans un premier temps, l’équipe a observé que l’hydrocéphalie est provoquée par le mauvais fonctionnement de "cils mobiles", censés assurer la bonne progression du liquide céphalorachidien. Dans un second temps, les chercheurs ont identifié deux protéines (Celsr2 et Celsr3), jouant un rôle important dans le fonctionnement de ces cils mobiles. " Chez la souris, lorsque Celsr2 et Celsr3 sont déficientes, cela entraîne un dysfonctionnement des cils, soit une mauvaise circulation du liquide céphalorachidien ", soulignent les chercheurs. " Cette circulation perturbée provoque une augmentation de la pression intracrânienne et une dégénérescence du tissu nerveux ". Avec pour conséquences ? " On assiste à une hydrocéphalie et la mort de l’animal avant l’âge du sevrage ". Cette découverte devrait ouvrir de nouvelles perspectives dans la compréhension du fonctionnement du système nerveux et du cerveau.

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