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Inscriptions: Simonet et l'opposition MR musclent leurs propos
BELGA
Mis en ligne le 09/06/2010
Les propos ont été cette fois particulièrement musclés, la ministre de l'Enseignement supérieur accusant ses interlocuteurs de répandre des mensonges pour semer la panique parmi les parents, ses contradicteurs parlant de la mauvaise foi et des "tripotages" de Mme Simonet.
Au premier rang des pourfendeurs réformateurs du décret, Françoise Bertieaux a suggéré que la ministre fait traîner les travaux de la Commission chargée de répartir les inscriptions (CIRI) jusqu'après les élections du 13 juin et fustigé le manque de transparence dans l'attribution des indices socio-économiques des écoles.
Mme Bertieaux a encore mis en cause les approximations du système Google Map utilisé pour calculer les distances entre écoles et domicile des parents (critère important pour déterminer les priorités d'inscription) et accusé la ministre de "tripoter" certains autres indices de pondération pour servir des choix politiques.
D'emblée, la ministre a mis en cause les propos tenus par Mme Bertieaux et les chiffres qu'elle a cités devant la presse. En affirmant que 2.500 élèves n'ont toujours pas d'école pour la rentrée 2010, que 8.000 autres doivent encore s'inscrire et qu'il ne resterait que 1.245 places libres, vous créez un chaos mental en télescopant des chiffres sortis de leur contexte, a lancé Mme Simonet, parlant d'agitation électoraliste.
La première quinzaine de juin a toujours été visée pour la clôture de la procédure d'optimalisation des demandes d'inscriptions par la CIRI, à une époque où l'on ignorait qu'il y aurait des élections, a-t-elle précisé.
La ministre a encore cité quelques chiffres: à Bruxelles, 81,35% des demandes sont satisfaites à ce stade dans leur 1ère préférence, 94,04% dans le Brabant wallon et 98,80% pour le reste de la Wallonie. Les 2.445 familles en attente du traitement de leur demande par la CIRI ne sont pas pour autant des familles "sans école", puisque la CIRI doit les rapprocher au maximum de leur meilleure préférence.
Quant à l'accusation de "manipulation" qui aurait présidé à la désignation des écoles d'indice socio-économique faible, la ministre la ressent comme une injure. La réalité et toute autre: cet indice est recalculé tous les ans et des écoles qui se trouvent à la limite passent d'une catégorie à l'autre, d'une année à l'autre, a-t-elle dit.
A propos des élèves issus des écoles primaires situées en dehors de la Communauté française, Marie-Dominique Simonet a voulu s'en tenir aux chiffres: 676 d'entre eux ont obtenu leur 1ère préférence à ce stade, ce qui donne 83,6 % de satisfaits (pour 81,15 à Bruxelles).
Pour sa part, le groupe cdH a fait remarquer qu'il y a toujours eu et qu'il y a encore aujourd'hui, inévitablement, certaines écoles où il y a plus de demandes que de places disponibles. Pour les centristes, il est nécessaire d'attendre la fin du processus pour pouvoir mesurer les réponses apportées à chaque enfant afin de juger dans sa globalité la mise en place de ce décret, qui est appelé à encore évoluer.
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