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Édito
Le grand gâchis
Mis en ligne le 08/07/2010
Il règne au MR, une drôle ou plutôt une sale ambiance, ces jours-ci. Le psychodrame lié à la désignation des sénateurs communautaires a fait resurgir les profondes divisions internes. Ici, on n’est plus dans le vaudeville de l’automne dernier. On crie, on s’injurie, on s’étripe : c’est la lutte finale. Les électeurs et les militants du MR ne méritaient pas cela. A qui la faute?
Bien sûr, en contestant les décisions du président, les "rebelles" portent leur part de responsabilité dans les tensions actuelles. Ils ont choisi la méthode, légale certes mais expéditive, pour prendre le pouvoir là où c’était déjà possible : au Sénat. Ils ont appliqué leur version de la démocratie interne, pas très différente, finalement, de celle de Didier Reynders. La recherche du consensus n’était pas la priorité. L’influence et le pouvoir, oui.
Mais on ne peut évacuer la responsabilité majeure du président, Didier Reynders dans la déglingue actuelle de son parti. Lui qui, il y a 3 ans encore, rayonnait, vainqueur, majestueux. Depuis, il n’a connu que défaites, revers et vexations. Il s’est isolé, retardant, quand le feu touchait la maison, les mesures urgentes qu’on lui réclamait.
Il n’a pas pu, pas su, pas voulu créer le climat favorable à l’unité, à l’équilibre: telles sont pourtant les qualités d’un vrai président. C’est un gâchis. Pour lui, d’abord, pour cet esprit vif et brillant mais paralysé par un manque d’ouverture à la critique et un manque d’empathie. C’est aussi un gâchis pour le MR et pour son idéal libéral dont on est bien loin aujourd’hui.
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