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Automobile

Opel: Milquet attend l'avis du gouvernement flamand

Belga

Mis en ligne le 13/07/2010

Au cabinet de Mme Milquet on insiste sur le fait que la décision ne doit pas nécessairement tomber d'ici jeudi.

Le cabinet de la ministre de l'Emploi, Joëlle Milquet, a tenu à souligner mardi après-midi, qu'il n'y avait pas encore de décision sur les prépensions à 50 ans pour les travailleurs d'Opel en cas de fermeture de l'usine d'Anvers. Elle attend toujours l'avis du gouvernement flamand.

La ministre a écrit au ministre-président flamand, Kris Peeters, pour lui demander en urgence l'avis de son gouvernement sur une baisse de l'âge de la prépension pour les travailleurs d'Opel en cas fermeture de l'usine d'Anvers. Si le gouvernement flamand n'a pas rendu son avis pour jeudi, Mme Milquet interprétera cet absence de réaction comme un avis positif, note-t-on encore au cabinet de la ministre où on insiste sur le fait qu'il n'y a pas encore de décision. Le gouvernement flamand continue pour sa part à souligner que les prépensions sont une compétence fédérale. Au cabinet de Mme Milquet on insiste aussi sur le fait que la décision ne doit pas nécessairement tomber d'ici jeudi.

"L'alternative, pour les plus de 50 ans, c'est le chômage"

Si la prépension à 50 ans est précoce, elle est l'alternative au chômage pour les travailleurs concernés, a réagi mardi la CSC, alors que le banc patronal s'était levé comme un seul homme pour dénoncer la volonté de la ministre de l'Emploi, Joëlle Milquet, d'accorder la prépension dès 50 ans aux ouvriers d'Opel. "Pour que les choses soient claires: la prépension ne coûte pas plus cher à la sécurité sociale que le chômage", rappelle le président du syndicat chrétien, Luc Cortebeeck, sur son blog estival. "La prépension permet d'adoucir la restructuration", ajoute-t-il en soulignant que c'est à la cellule emploi qu'il revient d'encourager par la suite les prépensionnés à chercher un nouvel emploi.

Par ailleurs, hors restructuration, le nombre de prépensionnés a tendance à reculer, souligne la CSC. "Depuis le pacte de solidarité entre les générations, les entreprises doivent débourser un montant plus important si elles veulent prépensionner. Et les prépensionnés doivent rester disponibles pour le marché du travail. Résultat: depuis 2005, le nombre de prépensionnés de moins de 55 ans a diminué de moitié et celui des prépensionnés de moins de 60 ans a reculé de 25 pc", précise le syndicat.

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