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Édito

Et si Di Rupo échouait

Mis en ligne le 29/07/2010

Jean-Paul Duchâteau

Dans le "Soir" d’hier, le président du Parlement flamand, le NV-A Jan Peumans, évaluait à 50 % de chances qu’on trouve un accord, et donc à 50 % de risques qu’on n’y parvienne pas. Des proches de certains négociateurs confirment qu’on est entré dans une phase cruciale, et que c’est plutôt "galère".

Beaucoup pensent que les différents protagonistes feront finalement preuve de responsabilité et qu’un programme commun, tant institutionnel que budgétaire, finira par se dégager. Mais certains se montrent beaucoup moins optimistes, parce que chacun aura des comptes à rendre à son propre camp, et que ce sera difficile, en particulier pour la NV-A qui s’est beaucoup avancée pendant la campagne.

La question se pose donc : Et si Elio Di Rupo échouait ? Que se passerait-il alors ?

A court terme, d’abord, la marge de manœuvre du Roi serait considérablement réduite voire nulle. A part désigner un démineur, ou un facilitateur, ou on ne sait quoi encore, on voit mal à qui le Souverain pourrait désormais confier la formation d’un gouvernement.

Et si, ensuite, le blocage persistait ? On entrerait alors ouvertement dans la crise de régime, qui ne serait plus un simple scénario-catastrophe évoqué lors de l’une ou l’autre difficulté, mais une réalité aux conséquences qu’on imagine difficilement.

On le voit, les perspectives que ferait naître un échec du préformateur seraient tout sauf roses. C’est sans doute là que réside sa meilleure chance d’aboutir.

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