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Pénurie d'infirmier(e)s: tout est question de mauvaise répartition
BELGA
Mis en ligne le 08/09/2010
Le manque d'infirmier(e)s est à nouveau d'actualité en Belgique et certains hôpitaux sont partis recruter du personnel en Tunisie et au Portugal. Or, tout le problème viendrait d'une mauvaise répartition et non d'une pénurie, selon Alda Dalla Valle, présidente de la Fédération nationale des infirmières de Belgique (FNIB). La Fédération n'approuve pas la pratique d'enrôler du personnel à l'étranger car "cette méthode défavorise les pays en question". "Il faut plutôt se poser les bonnes questions", estime la présidente.
Selon elle, les gens fuient le monde hospitalier à cause d'une charge de travail trop importante, des horaires inconfortables et des salaires peu avantageux. D'après Alda Dalla Valle, le plan d'attractivité, adopté fin mai par la ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, Laurette Onkelinx, fonctionne mais les exigences de travail sont telles que les infirmier(e)s réduisent leur temps de travail (en mi-temps par exemple) ou abandonnent le milieu hospitalier pour privilégier leur vie sociale ou familiale.
Ce qui aboutit a une mauvaise répartition des ressources et non à une pénurie, le nombre de diplômés étant suffisant pour pallier le manque actuel de personnel infirmier, selon la présidente de la FNIB. Les chiffres de mai 2010 de l'Association belge des praticiens de l'art infirmier (ACN) démontrent que 140.000 personnes disposent d'un diplôme infirmier en Belgique mais que seuls 100.000 sont actifs sur le marché de l'emploi.
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