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Une succession en plusieurs temps

M. Co.

Mis en ligne le 03/09/2011

VIDEO Di Antonio, le mieux placé pour succéder à Lutgen au gouvernement wallon.

Le texte est prêt, paraît-il. Dimanche, sur le coup de 11 heures, Benoît Lutgen prononcera son premier discours en tant que président du CDH. Ce moment "historique" se déroulera au Palais des Congrès de Namur.

En attendant, le Bastognard poursuit ses consultations en interne, à un rythme soutenu. Hier matin, il présidait un premier bureau politique pour présenter une partie de son équipe présidentielle. Ainsi, François Desquesne reste son "chef de cab", fonction qu’il occupe déjà auprès de Benoît Lutgen, toujours ministre wallon. Il sera également conseillé par François-Xavier Blanpain, un jeune juriste qui prépare depuis de longs mois son arrivée à la tête du CDH. Le maintien de François Desquesne comme éminence grise de Benoît Lutgen l’élimine en tant que potentiel successeur au gouvernement wallon. Celui-ci devrait être désigné bientôt, comme les vice-présidents du parti.

Qui pour prendre la relève à Namur ? Le mystère demeure épais mais en coulisse, le nom de Carlo Di Antonio vient relativement naturellement aux lèvres des humanistes. Le bourgmestre de Dour est très proche de Lutgen et a plutôt la cote en interne. Ce qui n’est pas exactement le cas de Catherine Fonck actuelle chef de groupe CDH à la Chambre, dont le nom a également été évoqué durant les derniers mois.

Au rayon ressources humaines pointons également la mission confiée à Michel Konen, qui dirigeait la communication du parti sous Milquet. Il poursuivra cette tâche mais uniquement sur la région liégeoise. Une mission temporaire, sans doute limitée à la campagne électorale pour les communales, a précisé Benoît Lutgen lors d’une "rencontre informelle" avec la presse organisée à l’issue du bureau politique d’hier.

A cette occasion, rien n’a vraiment filtré quant au contenu du discours politique qui sera prononcé dimanche. Benoît Lutgen se tient à un programme progressif, précis et savamment préparé. Le Bastognard sera encore incommodé par son cumul président de parti/ministre wallon jusqu’à la rentrée du parlement régional où son successeur pourra (enfin) prêter serment.

Comme il entend exercer pleinement ses tâches ministérielles jusqu’au bout, il se rend moins disponible pour participer aux négociations institutionnelles toujours pilotées par Joëlle Milquet.

L’arrivée à la table des négociations de Benoît Lutgen dépendra sans doute de l’avancement de la formation entamée par Elio Di Rupo, dont les huit partis sont en attente de sa note modifiée. Joëlle Milquet a d’ailleurs fait un petit topo de la situation lors d’un comité restreint organisé hier après-midi.

" Ça faisait bizarre de la voir rendre des comptes à son président ", confiait un humaniste. Benoît Lutgen repartait ensuite vers Bastogne où il avait prévu de rencontrer les présidents d’arrondissements du CDH.

Les relations entre Joëlle Milquet et son successeur, tendues ces derniers temps, se sont par ailleurs normalisées cette semaine. Détendue par la petite fête de remerciement de mercredi à Tour & Taxis, l’ex-présidente mais toujours ministre et négociatrice en chef semble avoir passé le cap de la succession. Tant mieux pour Benoît Lutgen.

Ambiance et discours à la soirée d'hommage pour Joelle Milquet

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