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Régime minceur pour la Fef
L. G.
Mis en ligne le 15/10/2011
La Fédération des étudiants francophones (Fef), qui représente la grande majorité des 150 000 étudiants du supérieur, vient d’essuyer coup sur coup deux défections de poids. Mercredi, c’est l’AGE (les étudiants des FUNDP de Namur) qui claquait la porte. Et jeudi, c’est l’ORE (UMons) qui lui emboîtait le pas. Soit, en deux jours, près de 10 000 étudiants en moins pour la Fef, qui avait déjà vu partir les 8 000 étudiants de la Haute Ecole de la province de Liège en mai dernier.
Au contraire de ces derniers, Montois et Namurois ne rejoignent cependant pas la concurrente Unecof (Union des étudiants de la Communauté française), dans laquelle ils ne se reconnaissent pas suffisamment, et prennent leur indépendance. Mais quels sont les reproches adressés à la Fef ? Manque de démocratie interne, déficit d’information et de consultation des conseils étudiants (CE) locaux ainsi que, selon l’ORE, "l’influence grandissante d’un parti d’extrême-gauche", à savoir le Comac, soit les jeunes PTB. Sur ce dernier point, la Fef ne nie pas que des sympathisants du Comac, comme d’autres partis, sont des membres actifs mais assure qu’ils distinguent leurs deux casquettes. Quant au déficit démocratique, la Fef signale qu’elle venait de lancer un groupe de travail consacré à son fonctionnement interne. Trop tard, apparemment.
Ces défections seront-elles suivies d’autres ? Ce n’est pas exclu : au CAU (Facultés St-Louis) et surtout à l’AGL (UCL), on partage certaines critiques adressées à la Fef. Des "contradictoires" - débats entre Fef et Unecof - y seront organisées prochainement, au terme desquels ces CE décideront s’ils restent à la Fef, s’ils rejoignent l’Unecof ou s’ils volent de leurs propres ailes. Ce sont alors près de 30 000 étudiants qui pourraient quitter la Fef.
Reste que certains représentants étudiants ayant expérimenté les deux organisations communautaires (ORC) estiment que tant l’Unecof que la Fef pèchent par excès de centralisation du pouvoir et par désintérêt pour les préoccupations locales. "Des défections vont encore se produire, prédit l’un deux. Les ORC attirent les CE dans leurs rangs, puis ne les écoutent plus. On attend avec impatience le nouveau décret ORC" (qui doit réformer la participation étudiante, NdlR). Le ministre Marcourt (PS) n’en attendait sans doute pas tant
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