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Les partis avancent leurs priorités sur le plan socio-économique
Rédaction en ligne (avec belga)
Mis en ligne le 16/10/2011
Les partis francophones engagés dans les négociations en vue de la formation d'un nouveau gouvernement fédéral ont avancé dimanche sur les plateaux de télévision différentes pistes afin de réaliser le retour progressif à l'équilibre des finances publiques, évoquant notamment des économies de fonctionnement de l'Etat et des Régions, la lutte contre la spéculation, l'imposition d'une taxe sur les plus values ou sur les grandes fortunes.
"Pratiquer une politique d'austérité, c'est nous mener vers une récession économique" déplore Anne Demelenne, la secrétaire générale de la FGTB, qui propose d'investir dans la relance économique du public comme du privé. "Les banques doivent être un soutient pour l'économie" rappelle-t-elle sur le plateau de Mise au point (RTBF).
L'an prochain, la Belgique devra dégager 10 milliards d'euro pour limiter son déficit. Mais où va-t-on trouver cet argent ?
Anne Demelenne énumère trois mesures qui pourraient permettre de trouver ces 10 milliards d'euros: "lutter contre la fraude fiscale", agir sur "la taxation des revenus financiers", "supprimer les niches fiscales". Vincent Reuter, l'administrateur délégué de l'Union Wallonne des Entreprises, propose pour sa part de réaliser des économies dans l'organisation de la fonction publique.
Mais pour lui, il s'agit également de regarder ce qui se passe dans les autres pays européens afin d'accroître l'attractivité de la Belgique.
Le vice-président du gouvernement wallon, Jean-Claude Marcourt (PS), veut "protéger les revenus de la classe moyenne ainsi que les faibles revenus." "Il faut que ceux qui gagnent plus, contribuent plus. Je suis demandeur d'une fiscalité plus transparente" affirme-t-il.
Instaurer l'impôt sur la fortune comme cela se fait en France serait-il une solution acceptable ? Pour le secrétaire d'Etat aux Finances, Bernard Clerfayt (FDF), il faut "repenser à la fonction de l'impôt". S'attaquer à l'impôt n'est pas la seule solution pour le secrétaire d'État aux finances. "On parle notamment de taxes sur la spéculation", relève-t-il. Il se dit soucieux quand aux mesures d'austérité qui risquent selon lui d'aggraver la crise.
Interrogé par le journaliste de l'émission Controverse(RTL), Didier Reynders s'est dit opposé à l'instauration d'un impôt sur les grandes fortunes, assénant que "cela ne fonctionne pas".
La vice-Première ministre et ministre démissionnaire de l'Emploi, Joëlle Milquet (cdH), a pour sa part assuré que l'assainissement des finances publiques "ce ne sera pas de l'austérité aveugle", sans exclure toutefois une dégressivité des allocations de chômage. "On peut en discuter", a-t-elle dit en substance.
"Nous allons défendre nos idées", a quant a lui promis le ministre du Climat et de l'Energie, Paul Magnette (PS).
par ailleurs, Melchior Wathelet (cdH), le secrétaire d'Etat au Budget, déplore que l'on paie trop vite l'impôt sur le travail. Il propose pour sa part une harmonisation des recettes, de lutter contre la fraude fiscale, et d'augmenter l'efficacité du service public.
Enfin, le vice-président du gouvernement wallon, Jean-Marc Nollet (Ecolo), rappelle qu'il "existe une série de secteurs verts pouvant favoriser l'emploi de demain", prônant de la même manière "une alliance entre l'emploi et l'environnement".
Savoir Plus
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