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Du bon, du moins bon et du mauvais
V.R.
Mis en ligne le 21/10/2011
A la FGTB, on applaudit certains passages de la note du formateur. Le syndicat socialiste apprécie tout particulièrement le souci affiché par Elio Di Rupo de vouloir garantir le pouvoir d’achat de la population. Un souci qui se traduit par différentes propositions : instauration de mécanismes de contrôle des prix (en particulier ceux de l’énergie et des télécommunications), augmentation des pensions les plus basses et du salaire minimum brut, maintien de l’indexation des salaires, etc. La FGTB apprécie aussi l’engagement du formateur à garantir la qualité des services publics. Le syndicat socialiste en déduit qu’on ne taillera dès lors pas dans les effectifs. "Ce qui se passe à la SNCB en ce moment, ce n’est vraiment pas la piste à suivre", clame Anne Demelenne, secrétaire générale de la FGTB. Autre motif de satisfaction : la volonté de mieux taxer les revenus financiers. "En Belgique, les revenus moyens sont taxés en moyenne 24% alors que certains revenus financiers ne le sont qu’à 15%. Ce n’est pas normal. "
D’autres pistes soulevées par le formateur sont jugées intéressantes mais pas explorées assez loin aux yeux de la FGTB. Ainsi, les intérêts notionnels qui, pour le syndicat socialiste, constituent un "hold-up sur les caisses de l’Etat" et qui doivent être remplacés par un autre système plus contraignant pour les employeurs. C’est le cas aussi de l’idée d’instaurer une cotisation temporaire de crise sur le grand patrimoine. "Pour nous, l’impôt sur les grandes fortunes ne doit pas être exceptionnel, clame Anne Demelenne. Il doit être structurel".
Et puis, il y a des propositions que la FGTB rejette catégoriquement. C’est le cas de toutes celles visant à supprimer ou retarder la possibilité de partir à la prépension. "Cela ne va pas résoudre le problème du déficit ni du taux d’activité. Il y a suffisamment de jeunes, de femmes, de travailleurs non européens qui demandent un emploi mais n’en reçoivent pas."
Le syndicat socialiste refuse également la baisse de la norme de croissance des dépenses en soins de santé, de 4,5% à 2%. "On sait que les soins de santé seront un poste important dans le futur", tonne Anne Demelenne. Enfin, la FGTB s’oppose à la limitation des allocations de chômage dans le temps. "C’est une hypocrisie de faire croire que les travailleurs sans emploi sont des fainéants alors qu’en général ils ont été licenciés, qu’on n’en veut plus. Le seul effet d’une telle mesure est de chasser les gens vers les CPAS, à un moment où les communes connaissent de grandes difficultés vu les ennuis de Dexia."
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