Abonnez-vous a La Libre Belgique

3 QUESTIONS À Thierry Bodson

Mis en ligne le 06/01/2012

Le secrétaire général de l’Interrégionale wallonne de la FGTB s’inquiète de la limitation des allocations d’attente.

Quelles pourraient être les conséquences de cette mesure ?

Je distinguerai les cohabitants et les autres. Parce que les chefs de ménage et les isolés pourront se tourner vers le CPAS s’ils perdent leur allocation d’attente. Ce ne sera pas forcément le cas des cohabitants.

Combien de personnes sont potentiellement concernées ?

D’après nos estimations, 24 000 cohabitants bénéficient aujourd’hui d’une allocation d’attente depuis plus de 3 ans. Et l’on compte 30 000 chefs de ménage ou isolés qui ont plus de 30 ans et ont été admis au chômage sur la base des études il y a plus de 3 ans. Cela montre le nombre de personnes qui sont menacées d’exclusion.

N’est-il pas étonnant qu’il y ait autant de bénéficiaires d’une allocation d’attente âgés de plus de 50 ans ?

Parmi ces personnes, il n’y en a pratiquement aucune qui n’a jamais travaillé. Ce sont des gens qui ont très souvent travaillé à temps partiel. Il faut savoir qu’une personne qui a travaillé pendant 20 ans à mi-temps peut être admise au chômage, en cas de licenciement, sur la base des études. C’est d’ailleurs ce que nous conseillions à ce genre de personnes. L’allocation d’attente est quand même plus intéressante qu’une demi-allocation de chômage. Et puis, elle donne droit à un complément d’allocation en cas de retour vers un emploi à temps partiel. Nous devrons sans doute revoir notre jugement.

Autres Informations

Facebook

À ne pas manquer

ESSENTIELLE

Retrouvez toute l'actualité féminine, mode et bien-être sur le site essentielle.be

Voyages

Destinations exclusives et parcours culturels.

Emploi

Trouvez un job

Haut de page