La Libre.be > Actu > Belgique > Article
Un MR déchiré à Schaerbeek
M. Co.
Mis en ligne le 30/01/2012
Quel vaudeville politique vendredi soir à Schaerbeek ! Il aura fait des vagues jusqu’à Wavre. Sans aucun doute. Nous sommes chez les libéraux qui étalent une nouvelle fois leurs divisions. Cette fois quant à l’opportunité de poursuivre leur alliance sur une liste du bourgmestre emmenée par Bernard Clerfayt, figure de proue du FDF, pour les communales d’octobre. Une péripétie sur un terrain très local, certes. On est dans le clochemerle, disait-on même chez les bleus. Il n’empêche, le MR bruxellois en est encore tout secoué. Pour cause.
Premier épisode, vendredi soir avec un communiqué conjoint envoyé par Bernard Clerfayt et la section locale du MR. Les deux partis se présenteront ensemble, comme à la belle époque où le FDF faisait partie du mouvement. 20 places pour les libéraux, 20 pour les FDF et 7 candidats d’ouverture, annonçait-on. Avec un objectif : la majorité absolue au lendemain du 14 octobre. "Il est indispensable de continuer le changement à l’œuvre depuis près de 15 ans à Schaerbeek", affirmaient Bernard Clerfayt et Etienne Noël, le chef de file des libéraux schaerbeekois. Ils estiment que leur action "ambitieuse et efficace, sérieuse et responsable marque visiblement le territoire et améliore le confort et la qualité de vie des habitants".
Coup de théâtre, au cours de la même soirée de vendredi. "L’annonce de la reconduction de la Liste du bourgmestre de manière unilatérale est un véritable coup de force que je dénonce", lançait Georges Verzin, échevin MR de l’Instruction publique et annoncé par ses amis comme parmi les leaders de la liste du bourgmestre. "Il y avait encore des débats en interne sur la formule à adopter pour les prochaines élections et le choix n’avait pas encore été arrêté. Je dénonce cette décision unilatérale". Il sera suivi par Françoise Bertieaux, patronne des libéraux au niveau régional bruxellois. Un coup de force, une intox, estima-t-elle très vite. Rien n’est encore fait assurait-elle encore dimanche.
Troisième épisode (et sans doute pas le dernier). Toujours vendredi, le patron de la locale MR de la Cité des ânes sort lui aussi du bois pour soutenir Etienne Noël. Point de coup de force mais la confirmation de décisions antérieures avalisées en interne par un vote en bonne et due forme, affirmait Michel Milde. Le bazar. Depuis, on se garde de tout commentaire belliqueux chez les libéraux. Françoise Bertieaux parle désormais plus volontiers de coup de panique que de coup de force. Et multiplie les contacts pour ramener ses brebis dans le troupeau, comme elle dit. Les téléphones ont chauffé durant le week-end. On parle même d’une réunion convoquée en urgence à l’avenue de la Toison d’or. Elle n’aura pas été suffisante. Comment faire plier des intérêts personnels locaux avec une ligne de parti ? C’est toute la question, à Schaerbeek et ailleurs à Bruxelles. Olivier Maingain a voulu des listes distinctes partout où il n’y avait pas de bourgmestre FDF mais les libéraux n’entendent pas lui laisser "le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière".
"L’objectif est de présenter une liste MR là où il y a une chance d’obtenir un mayorat", dit Françoise Bertieaux. C’est visiblement le cas à Schaerbeek où des pourparlers seront encore nécessaires dans les prochains jours.
Il est aujourd’hui évident que les bleus veulent miner l’assise locale forte dont jouit le FDF aujourd’hui à Bruxelles. Ce sera la meilleure manière pour le MR d’appréhender les régionales de 2014 et de ne pas trop souffrir du divorce de l’an dernier. Pour ce faire, il faudra bousculer quelques alliances et amitiés très fortes au niveau local. Ces péripéties schaerbeekoises sont loin d’être les dernières.
Onkelinx: "On ne jette des...
Cannes 2012 : Brad Pitt fait son...
Il survit à un plongeon dans les...
Brad Pitt : 'Aucune date de mariage'