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Édito: S.O.S. emploi

Pierre-François Lovens

Mis en ligne le 04/02/2012

Le mot s’ajoute à d’autres, tout aussi déprimants.

Récession. Le mot, glaçant, a refait surface cette semaine avec la confirmation que l’économie belge avait rechuté au cours du deuxième semestre de 2011. Le mot s’ajoute à d’autres, tout aussi déprimants : faillites (elles ont atteint un niveau record en janvier), restructurations (l’annonce de Bekaert s’est ajoutée à celles faites récemment par Nokia Siemens Networks, Thissen, Crown ou Petroplus), austérité (le gouvernement Di Rupo se rapproche à grands pas d’un contrôle budgétaire inévitablement douloureux).

Maigre consolation : au regard de la crise fulgurante de 2008-2009, la récession de la fin de l’année dernière est plutôt "soft" et devrait faire place assez rapidement à une phase de stagnation, voire de léger redressement.

Dans le chef des personnes qui, demain, se retrouveront sur un marché du travail atone, ces mots ont malgré tout des accents de S.O.S. Car l’emploi trinque et trinquera encore dans les mois à venir. Cela impose que tout soit mis en œuvre pour enrayer une hémorragie aux effets sociaux désastreux, en privilégiant coûte que coûte la remise proactive au travail et non la défense passive d’acquis sociaux intenables. On attend des pouvoirs publics - tout occupés qu’ils sont à assainir les dérives budgétaires du passé - qu’ils agissent avec clairvoyance et ne viennent pas entraver davantage l’activité du secteur privé, indépendants et PME en tête. La sauvegarde et la création d’emplois ne se décrètent pas ; elles se gagnent par la mise en place de politiques volontaristes de soutien à l’activité et, en amont, à la formation.

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