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Des juges d'instruction "maladroits"

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Mis en ligne le 25/02/2012

Le trio se serait quelque peu emmêlé les pinceaux avec des signatures.
Le procureur-général d'Anvers Yves Liégois assigne trois juges d'instruction devant la cour d'appel. Cette mesure exceptionnelle intervient après que le trio s'est quelque peu emmêlé les pinceaux avec des signatures.

Onze personnes actives dans le milieu de la drogue avaient été relâchées à la suite de leur erreur, rapportent samedi De Standaard et Het Nieuwsblad. Le parquet-général anversois avait déjà ouvert en décembre une enquête à l'encontre de ces trois juges d'instruction sur de possibles faux en écriture.

Il s'agit de la titulaire d'une affaire de drogue, Christel Cloostermans, et de deux de ses collègues qui l'avaient un temps remplacée: Luc Versteylen et Jean-Louis Bogaerts. Le trio est aujourd'hui cité à comparaître par le procureur-général Liégois.

L'affaire qui remonte à novembre 2011, portait sur les magouilles d'une bande de 11 individus, active dans le milieu des stupéfiants. Devant la chambre du conseil, un avocat avait établi que le mandat pour les écoutes téléphoniques de l'enquête n'avait pas été signé par un juge d'instruction.

Les juges d'instructions ont alors rédigé un procès-verbal stipulant que l'exemplaire non-signé devait être enlevé du dossier et remplacé par un exemplaire signé, ce qui s'apparentait fort à une petite et subtile rectification après un oubli administratif. Mais le parquet-général anversois n'a pas tenu à plaisanter. Toutes les écoutes ont été déclarées nulles et les auteurs ont pu, à leur grand étonnement, rentrer chez eux.

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