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M.Martin: la police fédérale en renfort de celle de Namur
Belga
Mis en ligne le 23/08/2012
Un accord de principe a été trouvé entre la Ville de Namur et le ministère de l'Intérieur afin que la police fédérale vienne renforcer la police locale de Namur pour l'arrivée de Michelle Martin au couvent des Clarisses de Malonne, en cas de libération sous conditions effective de l'ex-femme de Marc Dutroux. "Nous avons eu des contacts téléphoniques préalables avec la ministre Milquet. Il y aura bien un renfort de la part de la police fédérale, comme cela a déjà été le cas pour les premières manifestations à Malonne. Maintenant, il reste à en régler les modalités d'octroi: quand, combien, etc.", a indiqué lundi après-midi le bourgmestre de Namur, Maxime Prévot.
Vendredi, le bourgmestre a rencontré les soeurs Clarisses, accompagné du procureur du Roi, de représentants de la Maison de Justice, de la police fédérale et de la police locale.
"Nous leur avons expliqué qu'elles avaient un rôle à jouer pour éviter que quelqu'un ne s'infiltre dans le couvent. Car, au moment où l'émotion sera à son comble, il y aura des risques pour leur sécurité et celle de Michelle Martin", a ajouté Maxime Prévot (cdH).
Les messes du dimanche, qui mobilisaient jusqu'à présent des policiers en civil, auront désormais lieu à huis clos. Les soeurs Clarisses seront également plus sélectives dans l'accueil de personnes dans le cadre de retraites spirituelles.
Joëlle Milquet confirme le renfort de la police fédérale
Une réunion de travail s'est tenue ce jeudi entre la ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet (cdH), le bourgmestre de Namur Maxime Prévot (CDH) et les services concernés afin de définir les modalités pratiques du renfort de la police fédérale à la zone de police de Namur en cas de libération de Michelle Martin. Cette réunion fait suite à l'accord de principe trouvé lundi entre la Ville de Namur et le ministère de l'Intérieur. La police fédérale viendra renforcer la police locale de Namur lors de l'arrivée de Michelle Martin au couvent des Clarisses à Malonne, si sa libération conditionnelle devient effective.
"La réunion de travail s'est déroulée de manière très constructive. La ministre nous a réitéré le soutien de la police fédérale", indique Maxime Prévot. "Les modalités pratiques de ce soutien et les contours du dispositif envisagé ont été précisés avec et par les forces de l'ordre et les services concernés en parfaite concertation. Aucun détail ne sera cependant communiqué pour des raisons évidentes d'efficacité et de sécurité", poursuit-il.
La semaine dernière une réunion s'était déjà tenue entre le bourgmestre de Namur, le procureur du Roi, la police fédérale, la police locale et les sœurs Clarisses. Il avait été décidé d'organiser les messes du dimanche matin à huis clos et d'être plus sélectif dans le choix des personnes intéressées par une retraite au sein du couvent de Malonne.
La protection du cloître de Malonne mobilisera 30 policiers
La protection du cloître de Malonne, qui accueillera Michelle Martin si sa libération conditionnelle devient effective, mobilisera 30 policiers équivalents temps plein, a précisé jeudi le syndicat SLFP Police, dénonçant une solution qui n'est "pas raisonnable" en raison de son coût sociétal.
"Tout le monde est d'accord pour dire que la police intégrée souffre d'un manque de personnel flagrant. Et tout le monde est d'accord pour dire que la police fédérale au sein de la police intégrée en souffre plus encore. Mais sur demande de la zone de police de Namur, la police fédérale va consacrer 30 FTE (équivalents temps plein, ndlr.) pendant x jours à la protection du cloître de Malonne", s'étonne dans un communiqué le syndicat, tout en déplorant "qu'un problème somme toute individuel - certes particulièrement sensible - coûte autant d'énergie et de forces à la collectivité et au service policier à la population en particulier".
Le SLFP regrette en outre qu'il ait fallu un préavis de grève et son activation pour obtenir un complément d'effectif de quelques 5% "là où il manque 25% des membres du personnel" et constate qu'il a suffi dans le cas d'espèce "de quelques tapages médiatiques et d'un risque potentiel pour une débauche de moyens humains".
Une réunion de travail s'est tenue ce jeudi entre la ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet, le bourgmestre de Namur Maxime Prévot et les services concernés afin de définir les modalités pratiques du renfort de la police fédérale à la zone de police de Namur en cas de libération de Michelle Martin.
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