Une maternité non voulue, impossible à assumer
Confrontées à une grande détresse, incapables d'assumer leur maternité, certaines femmes souhaitent accoucher dans la discrétion, voire dans le secret. Ce n'est aujourd'hui pas possible en Belgique, où l'adage "mater semper certa est" est d'application : la femme qui accouche est automatiquement la mère de l'enfant et est désignée comme telle dans l'acte de naissance, ce qui établit la filiation maternelle (article 312 du code civil).
- Publié le 17-01-2013 à 04h15
Confrontées à une grande détresse, incapables d'assumer leur maternité, certaines femmes souhaitent accoucher dans la discrétion, voire dans le secret. Ce n'est aujourd'hui pas possible en Belgique, où l'adage "mater semper certa est" est d'application : la femme qui accouche est automatiquement la mère de l'enfant et est désignée comme telle dans l'acte de naissance, ce qui établit la filiation maternelle (article 312 du code civil).
Selon les indications du Comité consultatif de bioéthique, entre 50 et 100 femmes vivant en Belgique se rendraient chaque année dans le Nord de la France, essentiellement dans les cliniques de Lille, pour y accoucher sous X.
Pour ces mères qui voudraient rester anonymes, l'interruption volontaire de grossesse (IVG) n'est pas une option, pour des raisons religieuses, sociales ou (très souvent) parce qu'elles ont dépassé le délai légal (12 semaines de grossesse) dans lequel l'avortement est autorisé en Belgique. Il s'agit souvent de très jeunes filles qui n'ont pas le courage d'affronter leur entourage. Il s'agit encore de femmes qui vivent dans l'illégalité ou des victimes de la traite des êtres humains qui se sont retrouvées dans la prostitution.
