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ÉPINGLÉ
Sept jours d'ignominie
Mis en ligne le 06/08/2005
L'action de ce film se déroule en sept jours. C'est le temps imparti par l'occupant nazi pour que l'attentat dont a été victime un de ses soldats soit vengé de manière exemplaire par les Français eux-mêmes.
Le gouvernement de Vichy, pour preuve de sa collaboration, devra exécuter dans l'intervalle six Français à titre de représailles. Nous sommes en aout 1941.
Le ministre de l'Intérieur Pucheu, avide de pouvoir, anticipe les désirs du Reich et frappe fort: il fait promulguer par son gouvernement un décret antidaté instituant dans chaque cour d'appel une «section spéciale», juridiction d'exception prononçant des peines capitales à l'encontre des communistes et anarchistes, auteurs de «menées antinationales».
La procédure est expéditive, les décisions non motivées, sans recours possible, et leur exécution est immédiate.
En outre, l'application de ce décret est rétroactive, en sorte que sont dorénavant punis de mort des actes qui, à la date où ils avaient été commis, relevaient de la correctionnelle.
Le stratagème n'abuse personne: dès sa création, cette section est instituée pour sacrifier sur l'autel six victimes expiatoires à l'orgueil de la Wehrmacht.
On assiste dès lors à des scènes d'une force inouïe, où le Garde des sceaux tente de persuader les présidents de chambre de la cour d'appel de se prêter à cette mascarade au nom de la raison d'Etat.
© La Libre Belgique 2005
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