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crise politique
Qui sera échec et mat ?
V.d.W. et M.Bu.
Mis en ligne le 14/12/2007
Jeudi, sur le coup de midi, rue de la Loi, numéro 12, au cabinet du ministre des Finances, Didier Reynders, également président du Mouvement réformateur, parti victorieux aux élections du 10 juin 2007 mais qui peine à transformer sa victoire électorale en victoire politique. Pour l’instant, au MR, c’est plutôt “gueule de bois”.
Douze heures, donc : trois silhouettes vertes (Jean-Michel Javaux, Isabelle Durand, Jean-Marc Nollet) ont rendez-vous avec l’état-major du MR autour d’un lunch dans la grande salle à manger du premier étage. En pleine guerre des tranchées entre partis francophones, est-ce un signal ? Un autre cartel en formation… ? Non, non, non, assure-t-on. Car les verts ont eu une réunion similaire en début de semaine au cabinet de Laurette Onkelinx, histoire de voir “si on n’est pas dans un diner de cons”, glisse-t-on chez les verts. Les Ecolos entendent savoir dans quel jeu on veut les faire jouer : avec ou sans Groen! ? Et puis, disent-ils, le véto sur les nationalistes flamands de la N-VA reste de mise.
Donc, juste une réunion de courtoisie. Il s’agit pour le MR de sortir de l’isolement dans lequel PS et CDH tentent de le maintenir depuis quelques jours en plaidant l’un et l’autre pour un gouvernement d’union nationale ou de salut public dans lequel le MR refuse d’entrer, même si on déroule le tapis bleu. Le jeu consiste à se neutraliser et à mettre l’autre échec et mat.
Dès lors, quels sont les scénarios pour cette crise ?
En fait, il y en avait deux : la violette remaniée ou l’orange bleue ranimée, même s’ils aboutissent, tous les deux, à une tripartite réelle ou incomplète.
Au nord du pays, le cartel CD&V/N-VA augmente la pression sur “l’informateur” : “c’est à Guy Verhofstadt de nous présenter une solution, indique Yves Leterme. Nous nous sommes prêts à prendre nos responsabilités. Que cela soit dans un format avec les quatre partis au Sud et deux au Nord, ou bien avec un schéma qui fasse revenir les socialistes flamands autour de la table de négociation. Nous n’avons pas d’exclusive”. Si Yves Leterme dit comprendre les exigences du SP.A qui, jeudi voulait entrer dans un gouvernement (augmentation des pensions, de l’allocation familiale pour le premier enfant, plafonnement des prix de l’énergie, allongement du congé parental, sortie effective du nucléaire, etc.) l’Open VLD demeure résolument hostile à associer le SP.A. “C’est impossible pour nous, insiste un responsable libéral flamand. Si le SP.A est remis en piste, nous choisissons l’opposition”.
Jeudi soir, de nouveaux contacts informels, notamment entre CD&V et VLD devaient encore avoir lieu. Verhofstadt n’est pas au bout de ses peines.
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