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Les francophones tentent de mettre Peeters hors jeu
V.d.W.
Mis en ligne le 28/11/2008
Ping-pong: la vie politique belge a repris ses petites (mauvaises) habitudes. Francophones et Flamands se rejettent la responsabilité de la fin du dialogue institutionnel qui poursuivait en toute discrétion (merci la crise bancaire) son petit bonhomme de chemin. C’est raté.
Tout est parti de chez Marino Keulen (voir ci-dessus), le ministre flamand de l’Intérieur, qui a signé un arrêté de non-nomination des trois bourgmestres de Crainhem, Wezembeek et Linkebeek. Sa position a été confirmée par le ministre-Président flamand, Kris Peeters, même s’il apparait que celui-ci a bel et bien été mis devant le fait accompli par son ministre. On n’est pas à six mois des élections régionales pour rien. Et il faut bien que le VLD se refasse une virginité flamande.
Pour les Flamands, la chose est entendue, les bourgmestres ne seront pas nommés. Punt aan de lijn.
Que faire? Réunis jeudi après-midi, les présidents des quatre partis francophones (MR, PS, CDH et Ecolo) ont invité leurs homologues flamands CD&V, Open VLD, SP. A (mais aussi Groen! qui ne participait pas au dialogue entre communautés) à convenir d’un cadre de discussion pour aborder la nomination des bourgmestres et l’ensemble de la problématique bruxelloise (y compris, donc, le sort de l’arrondissement de BHV).
La tactique vise à mettre Kris Peeters et le gouvernement flamand hors jeu, puisque le président flamand refuse obstinément que les sujets auxquels tiennent les francophones soient évoqués au sein du dialogue entre communautés qu’il préside. C’est raté.
Car les partis flamands n’ont pas accueilli la proposition francophone avec enthousiasme. La présidente du CD&V, Marianne Thyssen, se dit disposée à s’entretenir avec les francophones, mais, selon elle, "évoquer la question des bourgmestres n’a aucun sens. Il s’agit d’une compétence du gouvernement flamand qui vient de prendre sa décision. C’est aux bourgmestres à respecter la loi." Rejetant la responsabilité chez les francophones, elle indiquait, jeudi soir: "Je ne peux pas m’imaginer que quelqu’un veuille déclencher une crise communautaire dans la situation économique actuelle." Même son de cloche chez les libéraux flamands qui considèrent que "tout ne peut pas être négocié". Vous avez dit blocage?
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