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Politique - éLECTIONS RéGIONALES ET EUROPéENNES

La priorité du CD&V ? La crise, pas le communautaire

V.d.W.

Mis en ligne le 27/04/2009

Les démocrates-chrétiens se disent armés pour sortir la Flandre du marasme.

C’est la crise. Elle est loin d’être finie. Pour sortir la Flandre (surtout), l’Europe (aussi) et le pays (un peu) des moments difficiles, le CD&V estime avoir tous les atouts - les meilleurs, évidemment.

Son programme, disent ses responsables, est énergique, fort, équilibré. Et surtout, la crise, les crises, de toutes natures, le CD&V connait. Rappelez-vous le début des années 80, avec Wilfried Martens, puis le début des années 90, avec Jean-Luc Dehaene. N’est-ce pas lui, a-t-il rappelé, et ses gouvernements, qui, à force de plans globaux, ont fait entrer la Belgique dans l’Union monétaire ? D’ailleurs, où serait-on sans cette union ? "In de pataten", sans doute.

Ce qu’il faut, pour sortir de la crise ? "Une Flandre forte dans une Europe forte." Tels sont les principaux slogans du congrès électoral que les démocrates chrétiens flamands ont tenu, samedi matin, à Anvers.

Crise oblige, on était loin des congrès barnumesques d’antan, avec vedettes, musiques et flonflons. Cette fois, le congrès s’est déroulé dans un ancien local industriel à peine orné de quelques affiches orange aux couleurs des 265 candidats CD&V.

L’animation, ce sont juste des membres de la N-VA qui l’ont assurée, à l’entrée, en rappelant que lorsqu’il était dans l’opposition, le CD&V avait affirmé que, pour scinder l’arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde, cinq minutes de courage politique suffisaient

Pourtant, de courage politique, le CD&V affirme en avoir à revendre. C’est sans doute la raison pour laquelle les démocrates chrétiens placent en tête de leurs préoccupations la lutte contre la crise économique, la création d’emplois dans des entreprises tournées vers le futur, l’aide aux familles par le relèvement des allocations familiales et non la réforme de l’Etat, thème quasi absent du discours prononcé par la présidente, Marianne Thyssen.

Bruxelles, un atout

La tâche d’évoquer l’avenir de l’Etat est revenue à celui qui est clairement candidat à sa succession, le ministre-Président du gouvernement flamand, Kris Peeters (un candidat ministre-Président que l’on chercherait en vain au VLD, ricane le CD&V).

Donc, oui, dit Kris Peeters, la priorité, c’est la crise. Mais dès le lendemain des élections, il faudra remettre la réforme de l’Etat sur le métier, une réforme dont le programme doit être, encore et toujours, les dix points du parlement flamand. Tout le monde a à y gagner, la Flandre, mais aussi Bruxelles. "Bruxelles, a dit Peeters, est notre atout. Nous ne laisserons pas tomber Bruxelles." La salle a apprécié.

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A l’applaudimètre, on a cru qu’Yves Leterme, chaudement remercié par la présidente Thyssen pour avoir montré le chemin du développement de la Flandre, l’emporterait. Il était présent bien que malade, a souligné le speaker. Quelques minutes plus tard, MmeThyssen disait : "Je suis en paix car le pays est dans les mains expertes d’Herman Van Rompuy." Triomphe. A la VRT qui l’interrogeait sur sa non-candidature, le Premier a répondu : "Mon frère, mon fils, ma sœur sont candidats : c’est bien comme cela, non ?"

Beau résultat aussi pour Jean-Luc Dehaene, qui a promis de maigrir. Quant à Kris Peeters, ses fans l’ont accueilli avec des klaxons.

Absence remarquée, celle d’Inge Vervotte, l’ancienne ministre des Entreprises publiques. Par ailleurs, le congrès a été interrompu par des militants de Greenpeace hostiles aux projets d’élargissement du ring de Bruxelles.

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