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sentiment d'insécurité
Le risque d’être victime
An.H.
Mis en ligne le 27/11/2009
Pour appréhender au plus près le sentiment d’insécurité, les 37 000 citoyens qui ont participé à l’enquête ont été interrogés sur le risque estimé d’être victime d’un délit, au cours des 12 prochains mois. Un tiers des répondants (33 %) considèrent la possibilité d’être victime d’un délit dans la circulation comme un risque "élevé", voire "très élevé". Un cinquième de la population craint clairement devoir faire face à un cambriolage ou à un vol - un risque essentiellement ressenti en Wallonie et à Bruxelles. Une personne sur dix craint encore d’être menacée de violence.
Parallèlement, 12 % des gens interrogés affirment disposer d’un moyen de défense. Cela représente une baisse significative en deux ans (-2,7 %) et une réduction de moitié en 10 ans : 25 % des citoyens se disaient encore "armés" en 2000. A relever : les détenteurs de moyens de défense sont plutôt jeunes et on compte plus d’hommes que de femmes. Voilà qui contraste avec le profil des citoyens qui se sentent insécurisés.
Les répondants ont encore été questionnés sur les délits dont ils avaient été effectivement victimes au cours de l’année écoulée.
Les dégâts aux voitures sont les faits le plus souvent cités : 16 % des ménages en ont été victimes au cours des 12 derniers mois. Les vols de vélos (en Flandre essentiellement), les destructions, les vols dans les voitures et les tentatives de cambriolage concernent ensuite la plus grande partie des victimes (4 à 5 % des ménages en 2008). La Région de Bruxelles-Capitale connait systématiquement un pourcentage plus élevé de victimes que la Wallonie et la Flandre. C’est essentiellement le cas pour les voitures volées, dévalisées ou endommagées. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 17 % en Flandre; 18 % en Wallonie et 46 % à Bruxelles. Les cambriolages dans les habitations et les destructions sont également nettement plus fréquents à Bruxelles.
S’agissant des infractions contre les personnes, ce sont les menaces de violences physiques qui se retrouvent en tête des infractions les plus fréquemment rencontrées : 7 % des citoyens en ont été victimes au cours des 12 derniers mois.
Les victimes de violences physiques (2,7 % des Belges) ont signalé que dans 71 % des cas, il s’agissait de coups et blessures et qu’une fois sur dix, l’auteur était un membre de la famille. Il apparait enfin qu’un Belge sur 100 a été victime d’un délit sexuel.
Autre indication du "Moniteur de sécurité" : le signalement d’un délit aux forces de l’ordre dépend très fort de la nature du délit. Les vols de véhicules et les cambriolages sont, par exemple, signalés dans plus de 75 % des cas. A l’inverse, les menaces avec violence ou les délits sexuels ne font l’objet d’une plainte que dans moins de 10 % des cas.
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