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politique

"Le FDF en Wallonie : c’est inutile"

Mis en ligne le 30/01/2010

“Les libéraux n’ont pas de leçon à recevoir du FDF sur le plan social et humain !”

Il y a six mois, le président Didier Reynders voulait bâtir “un grand parti populaire comme l’UMP”…

Je dois vous dire que je suis en cohabitation amicale avec Didier Reynders depuis des décennies

Avec des hauts et des bas…

Non !

Il n’y a donc eu que des hauts dans votre relation avec Didier Reynders ?

C’est médisant de dire cela ! Je n’ai jamais vu M. Reynders refuser d’ouvrir un débat sur la taxation des transactions financières, par exemple.

N’estimez-vous pas qu’avec ce positionnement, vous laissez le Parti populaire de Modrikamen seul sur la droite extrême…

Il faut vivre avec un certain nombre de petites niches, à la marge. Mais on ne peut pas vendre son âme pour courir derrière cela. Ceux qui votent pour nous n’ont rien à voir avec cette nostalgie-là, ce sont des gens qui croient dans les forces de l’avenir, du progrès et de la liberté.

Ce travail de refondation n’est-il pas possible uniquement parce que le MR s’est pris une raclée en juin dernier, lors des élections ?

Vos mots sont un peu forts Vous êtes indiscutablement d’une sévérité qui me peine

Disons : parce que le MR n’a pas gagné les élections…

Oui, bon, c’est vrai on n’a pas gagné, c’est vrai. D’accord. Ceci étant dit, je pense qu’il y a longtemps qu’on sentait qu’il était grand temps de ranimer notre credo.

C’est aussi un document qui réconcilie les deux tendances du Mouvement réformateur ?

Je ne pense pas qu’il y ait eu de division sur le fond des choses, ceci est le credo qui est porté par tout le monde. Les divergences ont porté sur l’organisation du parti. A un moment donné, certaines personnes ont estimé que le cumul de Didier Reynders handicapait l’opérationnalité du parti. Vous quand voyez des personnes qui ne sont pas d’accord, vous transformez cela en bagarre Je pense qu’il y a eu beaucoup d’exagération là autour. Ce qui me choque, c’est qu’on ait pu croire à des complots, des rebelles, des putschistes, ça me hérisse ! Il y a eu un certain nombre de personnes qui ont cru à un moment donné que le parti devait être en ordre de marche pour affronter des temps difficiles.

Mais pourquoi le groupe Renaissance, dont vous faites partie, maintient-il son existence et continue-t-il à se réunir si toutes les tensions sont apaisées ?

Renaissance, c’est un grand mot. Je pense qu’un certain nombre de personnalités, après avoir participé à la remise en marche du parti, que nous continuions à débattre entre nous de la meilleure manière d’être utile au parti, ça n’a rien de criminel. Ce n’est pas un groupe qui est en marge du parti. C’est un certain nombre de personnes qui se disent que travailler ensemble sur certains projets, c’est intéressant. On parle de ce groupe-là, mais il y a d’autres groupes qui se réunissent

Comme ?

Non non, j’espère que d’autres groupes se voient. Les gens que vous qualifiez comme appartenant au groupe Renaissance, vous remarquerez qu’ils ne se cachent pas ! On ne va pas se réunir dans des bunkers cachés

Est-ce vous qui êtes à la tête du groupe Renaissance ?

Non, ce n’est pas moi ! Et pour vous rassurer : ce n’est pas mon fils non plus ! Je pense que nous travaillons tous pour l’unité

L’unité, justement. Etes-vous tous derrière la décision du FDF de créer des sections locales en Wallonie ?

Un certain nombre de personnes, dont moi, nous nous interrogeons sur cette démarche. S’il s’agit de présenter la dimension humaine et sociale du programme réformateur, on peut faire sans cela. Je pense qu’en Wallonie et à Bruxelles, les réformateurs n’ont aucune leçon à recevoir sur le plan humain et social. En Région wallonne, nous avons des milliers de mandataires communaux, et pour avoir des mandataires communaux, il faut être élu, il faut être populaire, il faut être proche des gens. Le FDF en Wallonie, sincèrement, c’est un non-évènement. Je ne pense pas que c’était utile, mais ce n’est pas grave, ce n’est pas un drame

Mais ces gens du FDF vont revendiquer des places sur vos listes électorales…

On verra s’ils amènent des gens avec eux

Les accords du 22 octobre prévoient que Didier Reynders abandonnera la présidence au moment des prochaines élections fédérales ?

M. Reynders a dit qu’après les élections de 2011, il y aurait une élection pour un autre président. Les statuts sont clairs, on ne peut pas faire plus de deux mandats de président consécutifs.

Mais va-t-on modifier ces statuts afin de lui permettre d’exercer un troisième mandat ?

On travaille sur les statuts actuellement, je n’ai pas l’impression que le courant aille dans ce sens-là. Ce n’est pas comme cela que j’ai compris ce que M. Reynders a dit.

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