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Édito

Sécurité : on agit

Mis en ligne le 08/02/2010

Francis Van de Woestyne.

Ce mardi de 12h à 13h, chattez avec Jean-Claude Matgen sur les problématiques sécuritaires en Belgique

Le sujet - la sécurité à Bruxelles - fait recette. Dimanche midi, sur les plateaux de télévision, hommes politiques, policiers, magistrats, ont largement débattu d’un thème qui ne doit être traité ni avec angélisme, ni avec poujadisme. Qu’en penser ?

Punir, c’est parfois nécessaire. Prévenir, c’est toujours indispensable. Il faut donc investir, d’abord, dans la prévention et la réinsertion de jeunes qui, pour des raisons diverses, décrochent. L’urgence est là. Il faut prévoir des dotations spécifiques à Bruxelles pour investir dans l’écoute, la formation, l’accompagnement. Cela coute cher. Bruxelles a besoin de moyens complémentaires. Des Flamands conditionnent cela à des réformes de l’Etat : c’est de la bêtise, de l’inconscience, voire de l’incivisme.

La prévention ne suffit pas. Il faut améliorer la surveillance, voire la répression. Bruxelles manque de policiers. 800. Et ceux qui sont là, sont noyés par des tâches administratives. Un comble. Un autre : les jeunes policiers, recrutés en province et envoyés à Bruxelles, sont souvent mal préparés. Ils craignent ces quartiers difficiles. Ils ne rêvent que d’une chose : retourner dans leur ville d’origine.

La réponse judiciaire, enfin, doit suivre. Or la machine est parfois grippée. Exemple : magistrats et avocats attendent parfois, en vain, des prévenus comparaissant détenus par manque de personnel policier pour les accompagner. Révoltant.

Le problème de la sécurité à Bruxelles existe. Le nier est ridicule. L’exagérer est dangereux. Il faut des réponses mesurées et adéquates. Qu’attend-on ?

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