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Police: le préavis de grève suspendu jusqu'au contrôle budgétaire

Belga

Mis en ligne le 13/03/2010

La CSC-Services publics s'est dite "interpellée" mais fait remarquer la multiplication des initiatives ces dernières semaines.

Le préavis de grève dans la police déposé en front commun au mois de février a été suspendu jusqu'au 21 mars, au moment où se clôturera le contrôle budgétaire du gouvernement, a tenu à préciser samedi le vice-président du SLFP-Police, Alain Ysebaert. Ce préavis n'est donc pas retiré. Les syndicats de policiers devraient se revoir après cette date, en ayant consulté leur base, afin de déterminer, le cas échéant, une position commune.

Mercredi, les trois syndicats traditionnels, ainsi que le SNPS, ont abouti à un accord de principe sur une série de mesures avec le cabinet de la ministre de l'Intérieur, Annemie Turtelboom. Elles portent sur le remplacement des agents qui partent à la retraite, la reprise des cycles de mobilité à la police, le recours à une centaine de militaires pour accomplir certaines tâches comme la garde d'ambassades, l'aggravation des peines en cas de violences commises contre des policiers, la fourniture d'un gilet pare-balles aux aspirants, etc.

Le préavis de grève, déposé à la suite des faits de violence qui se sont produits à Bruxelles au début de l'année, a été suspendu. Le SLFP consultera sa base le 25 mars. La CSC-Services publics fera la même chose lundi. La CGSP a fait savoir quant à elle dès vendredi qu'elle rejetait l'accord, le jugeant insuffisant, et que des actions pourraient suivre. Un autre élément est intervenu entre-temps: la Conférence des bourgmestres bruxellois a transmis mercredi au premier ministre ses conclusions à la suite de ces faits de violence. Elles font état entre autres choses d'un manque de 800 policiers dans la capitale. La transmission de ce document alors que l'accord de principe venait d'être conclu est resté en travers de la gorge du SLFP qui s'est senti grugé.

"Ce rapport arrive comme par hasard juste après la négociation. Soit la ministre savait pertinemment que ce rapport allait sortir et il y a eu un abus de confiance de sa part. Soit elle ne le savait pas mais alors pourquoi commencer une négociation où il y avait tout un volet bruxellois? Pourquoi la ministre n'a-t-elle pas mis ce rapport sur la table alors qu'il établit clairement qu'il y a un sous-effectif en Région bruxelloise auquel la négociation n'a pas trouvé de solution? ", s'est demandé M. Ysebaert. La CSC-Services publics s'est dite "interpelée" mais fait remarquer la multiplication des initiatives ces dernières semaines. "Par rapport à ce que la ministre a déposé, on est à cent lieues de ce que préconisent les bourgmestres. Mais il est vrai que diverses initiatives ont été prises et il faut éviter que cela parte dans tous les sens", a souligné le secrétaire permanent Pascal Collard.

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