Belgique L’enfance de l’accusé a été très vite marquée par la consommation de drogue.

Pour la première fois, on en apprend un peu plus sur Jérémy Pierson. Abusé sexuellement à quelques reprises durant sa jeunesse, il a fait de nombreuses fugues avant de plonger dans la drogue et l’alcool.

Tout était pourtant normal jusqu’à ses dix ans. À cette époque, il vivait avec ses parents en France. Ceux-ci y tenaient une boulangerie ou une épicerie, l’accusé n’est pas très clair sur ce point.

Pour des raisons professionnelles, le couple quitte l’Hexagone pour s’installer quelques mois en Espagne (Gijon). Sa mère ira travailler comme serveuse dans un restaurant.

L’accusé suivra une formation dans le domaine de la construction. Il parlera un peu espagnol et s’intégrera, non sans mal, dans ce pays.

L’histoire ne dure pas et la famille revient habiter en Belgique, sur Arlon. C’est là que Pierson commence à dévier. Le couple connaît quelques difficultés. Il se sent abandonné. "Vers 11 ou 12 ans, j’ai commencé à être au contact de la drogue. À un moment, il m’arrivait de fumer de 10 à 15 joints (de cannabis) par jour et je dormais parfois dans la rue. Je me sentais délaissé par ma maman".

L’accusé dit aussi avoir été violé par son oncle. Cette histoire l’a marqué et lorsqu’il en avait parlé à sa maman et à un autre oncle, celle-ci avait préféré "classer l’affaire".

Le pire arrivera quelques mois plus tard… "C’était l’époque où je fuguais énormément. Un jour, je suis allé me réfugier dans une église à Arlon. Au début, cela se passait bien. Jusqu’à ce qu’un jour, le curé de la paroisse me fasse une fellation", confie-t-il.

Stupeur dans la salle, le silence est pesant. Le reste n’est rien d’autre qu’une augmentation progressive de mauvaises fréquentations et de dérives.

Ses premiers vols (des sacs) démarrent très tôt, il n’est pas encore adolescent. Plus tard, il faudra trouver des liquidités pour financer l’achat de stupéfiants. Et ce n’est pas facile lorsqu’on ne travaille pas et qu’on ne possède qu’un revenu émanant du CPAS.

Il vit pourtant avec une personne que l’on appellera Maria. Une Espagnole rencontrée à Gijon qui fait tout ce qu’elle peut pour travailler. Le couple finit par s’installer dans un appartement. "Le loyer coûtait plus de 700 euros. Je ne savais pas m’en sortir. C’est pour ça que j’ai commencé à voler. Des sacs, puis des voitures. Je n’ai pas mon permis de conduire, mais j’en ai vendu quelques-unes pour subvenir à mes besoins".

La suite est connue…