Belgique

Jérémy Pierson n’a pas connu son père. Il a un parcours de vie très chahuté, ballotté entre Arlon, la France et l’Espagne au gré des amours successifs de sa mère, qui n’a jamais eu aucune autorité sur lui.

Dès l’école primaire, il a connu des problèmes comportementaux et d’apprentissage. Très jeune, il est placé dans des centres ouverts et fermés de protection de la jeunesse. Il a séjourné cinq mois en IPPJ.

Son cursus scolaire, après une inscription dans l’enseignement spécial à 13 ans, s’achève deux ans plus tard.

Son premier séjour en prison date de 2006 : à 18 ans, il a été incarcéré préventivement à Arlon pour dégradations de voitures.

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Entre 2010 et 2013, il a été condamné à 10 reprises, en Belgique et en Espagne, à des peines comprises entre 3 mois et deux ans de prison pour coups et blessures, vols et dégradations, vol à main armée, pédopornographie, attentat à la pudeur.

La peine la plus lourde a été prononcée à Gijon pour détention de matériel pédopornographique.

Les experts qui l’ont examiné ont mis en avant une personnalité psychopathologique. Pour ceux-ci, il représente une dangerosité très importante pour la société, une thérapie étant illusoire au vu des caractéristiques de sa personnalité.