Belgique

La commission d'enquête sur les attentats du 22 mars a dégagé un consensus mercredi dans le volet relatif aux victimes. L'objectif est d'adapter dans les prochains jours les recommandations à cet accord conclu au-delà des clivages majorité-opposition. Les députés membres de la commission d'enquête présenteront le texte mardi midi. Le gouvernement a déjà adopté un projet de loi créant un statut de victimes du terrorisme. L'examen a commencé en commission du parlement mais il a été suspendu dans l'attente des recommandations de la commission d'enquête sur ce point. Certains représentants des victimes avaient jugé que le dispositif mis en place était insuffisant.

La discrétion était de mise mercredi sur les recommandations. Selon "De Standaard", il est question de créer une taskforce qui accompagnerait les victimes dans leur démarche pour trouver le bon guichet auquel s'adresser et de faire en sorte que les victimes ne se soumettent qu'à une seule expertise pour établir le dommage physique et psychologique subi.

La commission d'enquête a également demandé et obtenu une prolongation de son mandat. En principe, elle devrait approuver le 30 avril les constats et recommandations dans le deuxième volet de sa mission, à savoir l'architecture de sécurité belge face à la menace terroriste. L'échéance a été reportée au 30 juin. Les conclusions du deuxième ainsi que du troisième volet, consacré au radicalisme, devront être prêtes à cette date.