Belgique

Selon Het Belang Van Limburg qui cite une lettre ouverte écrite par la police de l'aéroport, les terroristes ont envoyé des éclaireurs pour tester la sécurité des lieux.

Pire, il y aurait encore au sein du personnel de Zaventem des sympathisants du groupe Etat islamique.

"Certaines personnes suspectées d'avoir combattu en Syrie sont venues à l'aéroport en tant que 'faux touristes'. Nous avons signalé leur présence mais nous ne savons pas si quelque chose a été fait avec cette information", écrivent les agents de police.

Dans le personnel de Zaventem figurent des personnes suspectes aux yeux de la police de l'aéroport. "Quand nous avons contrôlé ces personnes, nous avons été surpris plus d'une fois. C'était rarement des durs à cuire avec une idéologie radicale et un long dossier derrière elles".

Certains membres du personnel ont acclamé les attentats

"Encore aujourd'hui, il y a au moins 50 sympathisants de l'Etat islamique qui travaillent à l'aéroport. Ils ont un badge de sécurité et peuvent accéder au cockpit d'un avion. Par le passé, le badge de certaines personnes suspectes avait été confisqué mais, visiblement, pas tous. C'est surtout dans le personnel des magasins, du service de nettoyage et des bagages que l'on retrouve le plus de personnes suspectes".

Vincent Gilles, le président du SLFP Police, a déclaré sur Bel RTL que "pas mal de membres du personnel avaient acclamé les attentats de Paris".

Hans Bonte (SP.A), le bourgmestre de Vilvorde, confirme le problème. 


Les agents de la police de Zaventem pointent du doigt la "mauvaise gestion" de la sécurité

Huit jours après l'attentat perpétré à Brussels Airport, des agents de la police aéronautique ont exprimé mercredi dans une lettre ouverte adressée à leurs supérieurs leur mécontentement quant à ce qu'ils qualifient de "mauvaise gestion" de la sécurité à l'aéroport de Zaventem. Ils émettent ainsi "un cri de détresse pour la protection d'un aéroport international comme cela devrait être le cas en 2016". Le courrier émane des membres du corps d'intervention de la police aéronautique, une section de la police fédérale compétente au sein des aéroports et chargée du traitement des plaintes et des dépositions, de la constatation de délits, de l'exécution de patrouilles et de missions de protection. Ils y soulignent que depuis que le niveau de la menace terroriste a été élevé en Belgique, ils ont signalé quotidiennement des lacunes en matière de sécurité à leurs supérieurs et à Brussels Airport.

Ils pointent ainsi du doigt les quatre niveaux du bâtiment de l'aéroport qui sont "très accessibles à tout un chacun", et donc aussi aux criminels. "Plusieurs rapports d'information destinés au service de lutte contre le terrorisme ont été dressés au sujet de contrôles d'identité des passagers comme de passants douteux", ajoutent-ils, estimant qu'il est évident que des éclaireurs avaient été envoyés pour y constater le niveau de sécurité afin de planifier des attentats.

Il n'existe pas le moindre contrôle de sécurité des voyageurs et de leurs bagages avant ceux permettant d'accéder aux portes d'embarquement, déplorent-ils dans leur lettre ouverte. "Cette politique d'ouverture est désuète dans d'autres pays depuis longtemps et constitue l'exemple-même de la situation d'insécurité fondamentale à l'aéroport de Zaventem." Les agents plaident dès lors pour des contrôles des passagers pénétrant dans le bâtiment et souhaitent une interdiction des véhicules dans un rayon de 100 mètres autour de celui-ci.

Les policiers font également allusion aux innombrables incidents impliquant des sans-abri qui empiètent de façon permanente sur le fonctionnement du service, au manque de personnel, à "l'abominable infrastructure" et à un "armement obsolète". Ils appellent dès lors à une modernisation urgente de ces deux derniers points, à être équipés de couvertures balistiques et de chambres de pression (afin de lutter contre les explosions) et à une révision de la procédure "inquiétante" pour le traitement des bagages abandonnés.

Les agents plaident également pour la mise en place d'une équipe de réponse rapide (SRT) formée pour intervenir en cas d'incidents avec des fauteurs de troubles ou d'actes terroristes.

Enfin, la lettre évoque la proportion relativement élevée de travailleurs situés dans les zones de tri des bagages au niveau du tarmac ayant un casier judiciaire. Il y est préconisé un suivi actif du personnel problématique exerçant ses activités dans des zones sensibles de l'aéroport, un screening plus sévère des badges et un licenciement des personnes déjà suivies pour terrorisme.