Belgique

Deux perquisitions ont été menées vendredi matin dans un dossier de terrorisme lié à l'arrestation jeudi soir à Argenteuil (France) de Reda Kriket, un Français ayant été condamné par défaut par le tribunal correctionnel de Bruxelles le 29 juillet 2015 à une peine d'emprisonnement de 10 ans du chef de participation aux activités d'un groupe terroriste et recel, a indiqué le parquet fédéral. Une perquisition a été effectuée, à Forest, rue de Belgrade. Un suspect, Tafwik A., a été blessé à la jambe et arrêté par la police. Les forces de l'ordre ont par ailleurs interpellé rue de Mérode à Saint-Gilles, un autre suspect, Salah A.. Un peu plus tard, la police a arrêté un troisième suspect avenue Rogier à Schaerbeek, non loin de la place Meiser. Ce suspect a été également blessé à la jambe.

Le Français arrêté à Argenteuil, Reda Kriket, né le 17 janvier 1982, était activement recherché depuis le 17 août 2015, date à laquelle un mandat d'arrêt européen avait été émis. Reda Kriket avait été condamné également par défaut à Bruxelles en juillet 2015 avec Abdelhamid Abaaoud lors du procès en Belgique d'une filière djihadiste vers la Syrie.

Selon le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, Reda Kriket, 34 ans, a été interpellé jeudi pour un projet d'attentat en France "à un stade avancé".

D'après l'AFP, des fusils d'assaut et des explosifs ont été retrouvés jeudi dans un appartement de la région parisienne occupé par Reda Kriket. Outre une petite quantité de TATP prêt à l'emploi, de l'acétone et de l'eau oxygénée, ingrédients entrant dans la composition de cet explosif, ont été retrouvées à Argenteuil, en région parisienne. Cet explosif est utilisé fréquemment par les djihadistes du groupe Etat islamique.


Six personnes interpellées lors de perquisitions jeudi

L'opération en cours à Schaerbeek s'est terminée vers 01h00 vendredi matin. Le périmètre de sécurité a été restreint au niveau 20 de la rue du Pavillon, a constaté Belga sur place. Une opération policière de grande envergure en région Bruxelloise jeudi soir a donné lieu à l'arrestation de six personnes, en lien avec l'enquête sur les attentats de Bruxelles, a confirmé le parquet fédéral.

Des perquisitions ont eu lieu dans les communes de Bruxelles, Jette et Schaerbeek. Dans cette dernière, les opérations ont débuté vers 21H00 et ont été menées par les unités spéciales de la police fédérale, avec le soutien de l'armée.

Plusieurs témoins rapportent avoir entendu un bruit de déflagration, la nature de la déflagration et la pertinence des témoignages n'ont pas été confirmées.

A partir de 23H00, l'important dispositif de sécurité qui s'étendait de la place du Pavillon à la voie ferrée a été peu à peu restreint. Vers 01h00 du matin vendredi, celui-ci était limité au numéro 20 de la rue du Pavillon, a constaté Belga sur place. Restaient alors une trentaine de badauds dont certaines personnes qui n'avaient pu rentrer chez elles.

Le passage des services de déminage (Section Enlèvement Destruction d'Engins Explosifs) et l'enlèvement par une dépanneuse d'une voiture mercedes ont également été constatés.

L'opération policière menée en région Bruxelloise a donné lieu à l'arrestation de trois personnes devant le bâtiment du parquet fédéral à Bruxelles, de deux personnes à Jette et d'une autre à Bruxelles au cours de perquisitions. Il n'y a pas eu d'arrestation à Schaerbeek.

Le parquet fédéral communiquera vendredi sur les fruits de cette opération antiterroriste.Mardi, la commune de Schaerbeek avait déjà fait l'objet de perquisitions après le double attentat. Rue Max Roos, 15 kilos d'explosif TATP, des produits chimiques, des détonateurs et une valise remplie de clous et de vis ont été retrouvés lors d'une perquisition. Deux autres dans la même rue se sont révélées négatives.