Belgique

L'audience a été suspendue, vendredi matin, au procès de Jérémy Pierson, devant la cour d'assises du Luxembourg, en raison de l'absence de témoins pouvant détailler l'enquête sur l'agression sexuelle d'une jeune automobiliste, Sauvane Watelet, dont est aussi accusé l'assassin présumé de la jeune Béatrice Berlaimont. Le chef d'enquête de ce volet, dont l'audition avait été initialement prévue vendredi matin, avait déjà averti de son absence il y a quelques semaines mais aucune disposition n'a été prise, par l'avocat général Sarah Pollet, pour aménager l'ordre des témoins en conséquence.

Le 4 décembre 2014, Sauvane Watelet, avait été agressée alors qu'elle s'était arrêtée en bord de route, à Arlon, pour répondre à un appel téléphonique. Un lien avait par la suite été établi avec Jérémy Pierson grâce à des relevés ADN.

Cependant, la cour et le jury n'ont pas pu être éclairés sur l'enquête vendredi. Le juge d'instruction Jacques Langlois, qui avait eu le dossier en charge, a été rappelé en urgence afin d'éventuellement pouvoir répondre à des questions. Mais le magistrat instructeur a expliqué que ceci relevait des prérogatives du chef d'enquête au sein de la police judiciaire fédérale. "Cette matinée a été organisée de manière déplorable", s'est énervée la présidente Annick Jackers en visant l'avocat général Sarah Pollet, regrettant qu'aucun disposition n'ait été prise.

Le chef d'enquête était toutefois déjà prévu comme témoin mardi prochain pour exposer l'enquête dans le cadre d'un autre volet, relatif à des faits de vols en France. Il pourra alors répondre à des questions à ce moment. L'avocat général a dès lors suggéré de reporter le témoignage de Sauvane Watelet, prévu ce vendredi, après exposé du chef d'enquête. Les conseils de Sauvane s'y sont toutefois opposés. Le témoignage de la seconde victime de Jérémy Pierson reste donc bien prévu vendredi après-midi devant la cour d'assises. Le huis-clos pourrait toutefois être demandé.