Belgique

Entre fédéralisme et confédéralisme, il n’y a, si l’on ose dire, qu’un "con" mais la confusion entre les deux concepts demeure grande. Car si l’on sait bien ce que recouvre le premier terme, le second est beaucoup plus flou et est instrumentalisé à dessein par certains partis qui ne veulent pas dire à visière ouverte qu’ils sont séparatistes pour ne pas troubler une bonne frange de l’électorat.

Partant de ce constat et du fait que les termes reviendront à coup sûr dans la campagne électorale, B Plus, le mouvement citoyen pour un fédéralisme d’union a réalisé un dossier et va organiser un colloque sur ce thème l’automne prochain.

"Il est temps de lever ce flou fort peu artistique", expliquent Tony Mary, ancien patron de la VRT et Gilles Vanden Burre qui dirigent la plate-forme citoyenne qui compte à ce jour près de 4 000 membres répartis équitablement entre Belges néerlandophones et francophones.

"Ce qui nous a le plus révoltés, poursuivent les porte-parole de B Plus , est que depuis un an, un an et demi, on nous avance que puisque le fédéralisme ne fonctionne plus, il est temps de passer au confédéralisme."

Le "hic" selon B Plus est que ce confédéralisme est un leurre, un abus textuel car en fait, il ne s’agirait pas d’un "fédéralisme de coopération" comme l’avait dit Luc Van den Brande mais d’un séparatisme qui ne dit pas son nom. "Sans doute, parce que le terme séparatiste lui-même ne paie plus mais il faut savoir que les expériences confédérales réussies se comptent presque sur les doigts d’une main."

Et d’ajouter que le confédéralisme est antidémocratique "puisque les rapports entre les Etats concernés et réglés par les gouvernements respectifs ne sont pas soumis à un contrôle direct de la population au plus haut niveau. En outre, le confédéralisme est antisocial puisqu’il rompt la solidarité entre les populations des différentes entités" .

L’équipe dirigeante de B Plus est allée plus loin : "Certains partis flamands se sont déclarés confédéralistes au cours de la dernière décennie mais cela ne signifie pas encore qu’ils le soient réellement. Nous le montrons aussi noir sur blanc : lorsque le CD&V et le VLD l’ont proclamé, ce fut de manière fort peu démocratique..."

Bref, B Plus n’a pas rédigé ce dossier "sans biscuits" et reste plus que jamais convaincu qu’il y a un bel avenir pour un fédéralisme adulte. On est loin d’un mouvement nostalgique de la Belgique de papa...

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