Belgique

C’est l’histoire du petit parti qui monte, qui monte En un an et demi, la N-VA a triplé son audience et fait désormais figure de second sur la scène politique flamande.

En septembre 2008 - c’était au lendemain de la rupture du cartel avec le CD&V - les autonomistes atteignaient péniblement 5,8 %. Et même 4,8 % trois mois plus tard. Mais depuis, ils n’ont plus cessé de grimper. En 2009, lors des élections régionales, ils dépassaient soudain Groen ! et la LDD; au sondage suivant les libéraux; il y a trois mois les socialistes; et cette fois-ci, enfin, le Vlaams Belang.

Seuls les chrétiens-démocrates résistent encore mais, d’une édition à l’autre du baromètre de La Libre, l’écart entre les deux formations s’est réduit de 7,2 % à 2,1 %.

C’est que le CD&V semble quelque peu en difficulté. 20 % tout rond, c’est leur plus mauvais score depuis la rupture du cartel et même certainement une de leurs plus mauvaises prestations de tous les temps.

Pourquoi ? Il pourrait y avoir un phénomène de vases communicants entre les électeurs des deux anciens partenaires : ce serait alors un désaveu de la ligne communautaire plus modérée adoptée par les chrétiens-démocrates.

Mais on notera aussi que le sujet qui faisait la Une des journaux à la veille du sondage, c’était la polémique sur la sécurité du rail et que certains mandataires CD&V étaient alors en ligne de mire.

Autre évolution notable, pour la première fois depuis longtemps, la gauche flamande reprend un peu du poil de la bête. À 8,1 % les écologistes sont au plus haut depuis des années (juin 2003 !). Et le SP.A progresse de 1,6 %. On supposera que la piètre conjoncture économique - qui affecte lourdement la Flandre - y est pour quelque chose.

Du côté des bleus enfin - Open VLD comme Lijst Dedecker - ce n’est pas vraiment la joie. Les deux partis sont à leur plancher. Chez les premiers, il faut admettre que le nouveau président, Alexander De Croo - qui affiche d’entrée de jeu une belle popularité - n’a pas encore vraiment eu le temps de redorer le blason de son parti. Pas moins de trois congrès de l’Open VLD sont déjà planifiés pour l’année qui vient. Par contre, le parti de Jean-Marie Dedecker, en proie à des querelles intestines, semble prendre l’eau de toute part. Pour la première fois - avec 5,5 % - il est crédité d’encore moins que son résultat aux élections de 2007.

Analyse des résultats: ce mardi chattez avec Francis Van de Woestyne, journaliste politique, de 12h à13h