Belgique Le gouvernement envisage de recourir à l'aérodrome militaire de Beauvechain pour accueillir lundi prochain les avions des chefs d'Etat et de gouvernement qui viendront participer à Bruxelles au sommet européen extraordinaire en cas de blocage de l'aéroport de Bruxelles-National, mais cette solution présente de nombreuses difficultés pratiques, a-t-on indiqué jeudi de sources concordantes.

Le ministère de la Défense a été chargé par les services du Premier ministre, Elio Di Rupo, d'étudier cette alternative si la grève générale décrétée lundi par le front commun syndical conduisait à la fermeture de l'aéroport de Zaventem, a précisé une source informée à l'agence BELGA, confirmant une information publiée par le journal 'De Standaard'.

Mais sa concrétisation se heurte à un certain nombre de difficultés pratiques, comme le fait que la base de Beauvechain - qui a abrité durant des décennies des appareils de chasse et maintenant d'entraînement ainsi que des hélicoptères - ne dispose pas d'un certain nombre d'équipements ni de parkings suffisants pour accueillir de "gros avions" gouvernementaux. En outre, le service de pompiers d'aérodrome (militaire) n'est pas dimensionné pour l'accueil d'un grand nombre d'appareils.

L'Union européenne a maintenu, en dépit de la grève générale annoncée le 30 janvier, un sommet extraordinaire de ses chefs d'Etat et gouvernement, programmé lundi de 15h00 à 19h00 - et qui pourrait être suivi en soirée d'un sommet de la zone euro.

Les conséquences précises de cette journée de protestation contre les réformes décidées par le gouvernement Di Rupo 1er sur le trafic aérien à l'aéroport de Bruxelles restaient imprécises jeudi. L'ampleur des actions à prévoir restait ainsi connue. Mais d'importants problèmes sont attendus dans les transports en commun et sur les routes, avec comme corollaire des difficultés d'accessibilité de l'aéroport.

Beauvechain est situé en Brabant wallon, à une trentaine de kilomètres de Bruxelles, assez loin des grands axes autoroutiers.