Belgique

Un codétenu de Marche l’affirme et cite sa proximité avec un autre homme qui s’est radicalisé en prison.

Quelques jours avant l’attentat qu’il a commis à Liège le 29 mai, Benjamin Herman, qui était en congé pénitentiaire depuis la veille, avait contacté des codétenus à la prison de Marche-en-Famenne sur les manières de se procurer des armes. Selon la RTBF, au moins un détenu en a fait état aux enquêteurs.

Ce qui ne veut cependant pas dire qu’Herman prévoyait déjà de s’en prendre à des policiers. La veille du triple assassinat de Liège, Benjamin Herman a tué un homme avec qui il avait été en relation dans des dossiers de stupéfiants.

Un des codétenus d’Herman a par ailleurs expliqué à la RTBF que depuis un mois, Herman avait de nombreux contacts avec deux détenus considérés comme radicalisés.

Le nom du premier est déjà connu. Il s’agit de Yassine Dibi, un homme qui purge un total de 32 ans de prison. Ce détenu radicalisé a déjà été changé d’établissement pénitentiaire en raison de son influence sur des codétenus. Il a même été sanctionné pour avoir organisé des prières collectives lors de préaux. Yassine Dibi a un très lourd passé de braqueur : il a notamment sévi en compagnie de Khalid El Bakraoui, qui, le 22 mars 2016, s’est fait exploser à Maelbeek.

A l’isolement

Le second est, comme Benjamin Herman, un converti : Joey Leclerc est incarcéré pour vols avec violences. Il a notamment été condamné pour un violent home-jacking commis à Beyne-Heusay en 2012. Radicalisé depuis plusieurs années en prison, il était accessible à la libération conditionnelle depuis 2016. Il arrivera en fin de peine dans deux ans, quasi jour pour jour.

Selon le codétenu contacté par la RTBF, Benjamin Herman, Yassine Dibi et Joey Leclerc, qui partageaient la même idéologie, tournaient beaucoup ensemble au préau et se taisaient quand d’autres détenus les approchaient. Dibi et Leclerc sont désormais à l’isolement.